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Suisse

C'est au XIIIe siècle qu'est née la confédération helvétique, lorsque trois cantons, menacés par l'autorité croissante des Habsbourg - Uri, Schwyz (d'où le nom de Suisse) et Unterwald -, conclurent le 1er août 1291 une alliance perpétuelle : le serment du Rütli. C'est à cet épisode que se rattache la légende de Guillaume Tell. La Suisse est un État fédéral d'Europe centrale d'une superficie totale de 41'293 km2. C'est un pays montagneux enclavé occupant une position stratégique au cœur de l'Europe centrale. Elle est limitée : au Nord par l'Allemagne; à l'Est par l'Autriche et par la petite principauté du Liechtenstein, au Sud par l'Italie et à l'Ouest par la France. Elle mesure tout au plus 220 kilomètres du nord au sud, et environ 360 kilomètres d'est en ouest. Sa capitale est Berne. C'est là où se trouve le palais fédéral.

Actuellement la Suisse compte plus de 7,3 millions d'habitants. Ce qui correspond à une densité de population de 183 habitants au km2, une densité forte si l'on tient compte que 23,7% du sol est inculte et qu'un autre quart est occupé par les lacs et les montagnes. La part de la population urbaine est de 60 % environ. Elle se répartit en majorité dans des villes de moins de 100'000 habitants. Il faut compter env. 5,8 millions de Suisses et 1'5 millions d'étrangers. La croissance de la population suisse ne cesse de ralentir : à peine 1,3 enfant par femme.

La Suisse compte 23 cantons dont 3 divisés en deux demi-cantons. Les voici : Valais, Vaud, Genève, Fribourg, Neuchâtel, Jura, Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie, Zürich, Schaffhouse, Thurgovie, St Gall, Appenzell Rodes-Extérieures, Appenzell Rodes-Intérieures, Lucerne, Uri, Schwyz, Obwald, Nidwald, Zoug, Glaris, Tessin, et Grisons.

Même si la Suisse est un petit pays, 4 langues nationale sont reconnues suivant les régions : français, allemand, italien et romanche. Pour l'allemand environ 65 % de la population, pour le français 18 % et l'italien 10 %. La quatrième langue est le romanche, une langue romane, parlée par moins de 1 % des habitants, surtout dans les Grisons. Dans une majorité de cantons, la langue commune est le schwyzerdütsch (suisse allemand), qui recouvre plusieurs dialectes alémaniques, très différent de l'allemand écrit. Les deux principales langues culturelles sont l'allemand et le français. Cette dernière est majoritairement parlée dans les cantons du Valais, Vaud, Genève, Fribourg, Neuchâtel et le Jura.

La Suisse est aussi le pays dans lequel je suis née et continue d'y résider. Comme c'est un petit pays, les distances d'une ville à l'autre sont rapprochées. Je suis très vite au bord du lac, à la campagne ou à la montagne ; ce qui est fort agréable. Le paysage est magnifique et varié. La suisse à la chance de pouvoir jouir des 4 saisons dont chacune à son charme. Ce pays est le lieu idyllique pour des superbes randonnées, pour se reposer dans un superbe cadre, faire de la haute montagne et skier.

L'économie et l'infrastructure suisse sont assez bonnes et prospères par rapport aux autres pays. Toutefois la Suisse n'est plus épargnée par le chômage depuis les années 1990. La Suisse est un pays propre et bien entretenue grâce aux lourds impôts que nous devons payer !

L'horlogerie suisse, qui a dominé le marché pendant de longues années, est désormais sérieusement concurrencée par l'Asie et, en particulier, par le Japon et l'île de Taiwan. Les Suisses ont riposté en fusionnant plusieurs de leurs compagnies afin de diminuer les coûts de revient et d'améliorer la qualité de leurs produits. Parallèlement, ils se sont aussi lancés dans la production en série de montres en plastique peu coûteuses. Grâce à toutes ses innovations, l'horlogerie suisse a pu rester compétitive et s'imposer face à ses concurrents.

La Suisse est le pays des barrages. Ils se trouvent en général en Valais. Pour accroître la production d'énergie hydroélectrique du pays, des projets gigantesques sont élaborés. Par exemple celui de la Grande Dixence dans le Val des Dis qui prévoit une réserve d'énergie de 1400 millions de kilowattheures. Ces constructions ont mis des années à se réaliser. Il s'agit de véritables cathédrales de béton nécessitant des chantiers très importants. Patek Phillipe, Chopard, Piaget, Bucherer, Rado, Tissot, Rolex et Swatch sont des marques suisse de montres connues mondialement.

La Suisse est réputée également par son excellent chocolat. Rien ne prédisposait en réalité ce pays à devenir l'un des principaux pays producteurs de chocolat. Il a fallu deux découvertes importantes: la première est l'invention du chocolat au lait par Daniel Peter en 1875 et la seconde la mise au point d'un nouveau mode de brassage de la pâte de chocolat par Rodolphe Lindt en 1879. Rapidement, l'industrie chocolatière suisse devient performante. Vers 1900, la Suisse exporte 40'000 gâteaux de chocolat. Déjà le chocolat est associé à l'image de marque de la Suisse et il ne cessera plus de l'être durant tout le XXe siècle. Quelques marques de chocolat suisse connues : Tobleron, Suchard, Nestlé, Lindt et Cailler.

Les lacs suisses sont nombreux. Les plus célèbres d'entre eux sont les lacs : Léman (le plus grand d'Europe), Neuchâtel, Bienne, Quatre Cantons, Constance, Zürich et Majeur.Les principales rivières sont le Rhône, le Rhin, et l'Aare, la Reuss et la Sarine.

Genève : grande ville de 172'000 habitants située au bord du lac Léman, encadrée par les Alpes et le Jura. La cité s'organise autour du lac : la plupart des hôtels et de nombreux restaurants se trouvent sur la rive droite, face à l'un des plus beaux panorama du monde, tandis que la rive gauche abrite le centre du commerce et des affaires, ainsi que le cœur historique de la ville perché sur une colline. Les rues et les ruelles de la vielle ville sont en zone piétonne. Le pont du Mont-Blanc débouche sur le Jardin Anglais, à l'angle de l'horloge fleurie, symbole de la ville ainsi que le jet d'eau. Genève abrite quelque 200 organisations internationales dont le siège de l'Organisation des Nations Unies depuis 1945 et le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN).

Lausanne : ville vaudoise qui s'organise en cinq quartiers, appelés : la Cité, la Palud, le Pont, le Bourg et St Laurent. Une promenade s'impose pour admirer les édifices : la cathédrale Notre-Dame, le plus beau monument gothique de Suisse. Les escaliers du Marché avec leurs rampes couvertes ont gardé beaucoup de caractère. L'église St François, seul vestige du couvent de Franciscains fondé en 1258. L'église de St Laurent dont sa façade de 1763 constitues l'une des rares incursions de l'architecture baroque à Lausanne. L'hôtel de ville avec sa façade de style Renaissance et ses 2 étages sur arcades surmontée d'un beffroi. La tour l'Ale construite en 1340 pour protéger la ville. Le château d'Ouchy, en subsiste que la tour, englobée dans un hôtel néo-gothique, construite au 12e siècle, elle protégeait le port.

Montreux : station climatique luxueuse de la riviera vaudoise au bord du lac Léman. Elle possède de magnifiques quais superbement fleuris et ombragés par d'immenses palmiers. De nombreuses manifestations animent ce lieu, entre autres la Rose d'Or et le festival de jazz en juillet. Ses environs ne manquent pas de charme : les Pléiades, les rochers de Naye et le château de Chillon. Ce dernier est une des plus belles et célèbre forteresse de la Suisse médiévale dressée sur un rocher.

Monthey : localité bien ensoleillée du Bas-Valais qui compte 14'000 âmes. Sa vieille ville pavée a su garder tout son charme avec ses pittoresques maisons et juste sur les hauteurs se trouve le vieux quartier du château. Le long des quais de la rivière, la Vièze, les citadins peuvent se promener et se détendre dans un magnifique cadre tranquille de verdure et contempler le pont couvert en bois datant de 1809. Sur l'avenue du Crochetan on peut voir une ancienne maison médiévale de 1734 avec son mur d'enceinte, ses eux tours d'angles et sa porte en brèche. Dans les environs, on peut visiter les mines de sel à Bex et la grotte aux fées à Saint-Maurice.

Champéry : charmant petit village de montagne valaisan niché dans le domaine skiable des Portes du soleil au pied des Dents du midi et des Dents Blanches. Sa rue piétonne, bordée par de typiques chalets en bois joliment fleuris par des géraniums, vaut vraiment la peine de s'y balader.

Grimentz : typique village valaisan du val d'Anniviers remarquablement conservé. Le hameau s'étend le long d'une rue étroite bordée de maisons en bois et maçonnerie, de greniers et de granges caractéristiques. La maison bourgeoisiale date de 1550.

Zermatt : station qui jouit d'une notoriété mondiale. Ce village de 4'225 âmes est interdit aux voitures. Le paysage est absolument grandiose. Le domaine skiable de Zermatt-Cervinia offre des conditions tout à fait uniques avec 245 km de pistes de tous niveaux. Le Cervin (4'478 m) est le sommet le plus célèbre et le plus imposant de Suisse, voire des Alpes.

Zürich : cité commerciale et cosmopolite la plus grande de Suisse. Son charme particulier ne se doit pas à des châteaux somptueux mais à de massives maisons bourgeoises, à ses fières églises, à ses belles places et à ses pittoresques bâtiments longeant la rivière de la Limmat. Les Zürichois sont fiers de leur élégante artère de l'avenue de la Gare, longue de 1'300 m dans laquelle les cafés succèdent aux magasins luxueux, aux agences de voyages et aux banques.

Appenzell : sa physionomie est caractérisée par les constructions postérieures à l'incendie de 1560. Des maisons de bois peintes aux pignons incurvés ou brisées, dont les plus anciennes font partie de la rangée des façades de la Hauptgasse lui donne un cachet particulier.

Berne : ville suisse allemande lovée dans une boucle de l'Aar qui est connue pour sa fosse aux ours. Ce gros animal est également l'emblème de la ville. Ses vieux quartiers moyenâgeux bien conservés, les façades de maisons remarquables en grès, la tour de l'horloge, les fontaines historiques fleuries dans les rues principales, le Palais Fédéral dans lequel siège le Parlement suisse et les arcades dans les rues commerciales caractérisent bien les curiosités de cette ville.

Ballenberg : musée suisse de plein air de la maison et des l'habitat paysans. L'ensemble présente différents aspects de la culture rurale : les types de colonisation et de maisons, les matériaux et les méthodes de construction, l'aménagement et la décoration.

Lucerne : située dans un site remarquable au bord du lac des Quatre-Cantons, cette paisible ville attire les touristes du monde entier qui viennent photographier son célèbre pont de la Chapelle couvert, le plus ancien d'Europe (1333). Mais il reste tant de chose à voir. Par exemple le musée des transports et le panorama avec une fresque de 1100 m2. Un peu plus loin se situe l'impressionnant monument du Lion taillé dans un rocher de grès en 1821 ainsi que le jardin des glaciers, une curiosité géologique naturelle datant de l'ère glaciaire.

Italie

Tout le monde pleut reconnaître l'Italie sur une carte. Avec sa forme de botte, elle semble jouer au ballon avec la Sicile. Au Sud de se pays se rattachent quelques îles. L'île de Sardaigne est située à l'ouest. A proximité de la côte se trouvent de petites îles souvent montagneuse telles que l'île d'Elbe, Ponza, Capri, Ischia, Pantelleria, Stromboli et Lipari. A la pointe méridionale de la péninsule se trouve la Sicile avec le plus grand volcan d'Europe, l'Etna. Le Sud de l'Italie est composé de trois grands lacs : lac Majeur, lac de Côme et lac de Garde. La population compte 57 millions d'habitants dont la grande majorités sont catholiques. La cuisine italienne est excellente. On trouve partout les plats classique de la Toscane, de Bologne ainsi que la pizza et les plats de pâtes de Naples. En Italie, les pâtes constituent une entrée et non un plat principal.

Venise : endroit où il faut se rendre au moins une fois dans sa vie. Ce que j’ai fait en juin 1995 avant que cette cité disparaisse car elle s’enfonce de 25 mm par an. Au XVIIIe siècle, Venise possédait 10'000 gondoles. Il en reste 400 toutes pour le tourisme. Elles sont inséparables de l’image qu’on se fait de Venise. Quant aux gondoliers, vêtus d’une marinière, coiffé d’un chapeau de paille à ruban de couleur, ils font glisser leur esquif avec une seule rame en fredonnant des chansons. Le Carnaval de Venise dure 10 jours. Il doit son aspect particulier aux déguisements historiques, traditionnels ou fantaisistes et aux masques magnifiquement décorés. Le programme du carnaval comprend des bals costumés, des feux d’artifice et des défilés. Les endroits magiques à ne pas manquer :

- Place Saint-Marc : coeur de Venise avec ses pigeons, ses touristes et ses pavés inégaux. Elle mesure 175 m de long sur 80 m de largeur. Tout autour de la place des galeries abritent cafés célèbres et boutiques de luxe. Devant la basilique, trois mâts de pavillon, dont les bases furent ciselées au 16e siècle, symbolisaient les royaumes vénitiens de Chypre, de Candie, de Morée. La place s’ouvre sur le Grand Canal par la ravissante « Piazzetta ». Les deux colonnes de granit, surmontées de lion de St. Marc et de la statue de saint Théodore, furent rapportées de Constantinople. Un précieux campanile domine la ville avec une hauteur de 98,6 m. Il servait autrefois de beffroi, phare, mirador et de girouette.

- Basilique Saint-Marc : elle porte le nom de l’évangéliste depuis que ses reliques furent rapportées de Constantinople en 8292. De style byzantin, cette remarquable basilique possède une série de voûtes décorées, de coupoles, cinq portails, des mosaïques et quatre chevaux de bronze.

- Palais des Doges : monumental exemple du gothique vénitien. Il fut élevé au XIIe siècle et devait symboliser par son éclat l’importance des Doges qui y résidaient et la puissance vénitienne. C’est cela qu’exprime l’élégance de ses façades de marbre rose et de meulière blanche, avec leurs arcades, leurs loggias et leurs balcons aériens

- Palais Ducal : véritable dentelle de pierre de style gothique, ce bâtiment a quelque chose d’irréel. Les colonnes des arcades sont surmontées de 38 chapiteaux finement décorés. En particulier les chapiteaux d’angle sont de véritables oeuvres d’art. Son sommet ressemble à une guirlande aux fines pointes admirablement ciselées.

- Pont des Soupirs : construit à la fin du XVIe siècle, il relie le palais des Doges aux prisons. Il doit son nom aux gémissements des prisonniers.

- Pont Rialto : en 1557 on décida de substituer au pont de bois qui enjambait le Grand Canal en pont de pierre. Les portiques qu’il abrite furent ajoutés tardivement. Jusqu’au XIVe siècle, ce pont resta le seul trait d’union entre les deux rives.

- Palais Contarini de Bovolo : construit au XVe siècle, les galeries de la façade communiques entre elles grâce à une tour ronde aux arcades, qui renferme un escalier hélicoïdal. C’est de là que le palais tire son nom « de l’escargot » et sa beauté à plus que surprenante.

- Palais Ca’ d’Oro : l’une des plus belles expressions du gothique fleuri vénitien construite à partir de 1412 par Marino Contarini. Il doit son nom « la maison d’or » aux dorures qui enjolivaient la façade à l’origine mais de nos jours cette construction reste un véritable chef d’oeuvre et renferme maintenant un bel ensemble de peintures.

- Grand Canal : il serpente à travers la ville sur plus de 3 km, Cette superbe artère chatoyante en forme de S renversé est bordée des deux côtés de 200 palais aux couleurs pastels érigés entre le XIVe et le XVIIIe siècle, dans tous les styles, du gothique au baroque en passant par le néo-classique. C’est en bateau qu’on voit le mieux ce canal et les façades des somptueux palais.

- Murano : à 1,5 km de Venise, c’est le centre de l’industrie du verre depuis la fin du XIIIe siècle. Le musée du verre présente de belles pièces de verres. La rue principale est bordée de magasins où l’on peut assister à une démonstration de fabrication de verre.

Padoue : sur le chemin du retour de Venise, arrêt à Padoue, lieu de rendez-vous de pèlerinage des fidèles venus des quatre coins du monde pour honorer saint Antoine de Padoue, moine franciscain né au Portugal et mort à Padoue. Visite de la basilique de Saint-Antoine, construite sur ses reliques. Son tombeau se trouve derrière l’autel de la chapelle.

Florence : voyage de 5 jours au centre de la Toscane en septembre 1995 en la compagnie de Françoise. Je peux dire que certains recoins de la ville ont été vraiment oubliés par le temps car les murs sont rongés par l’usure et par une grande pollution plane sur la localité. Sinon, le centre ville n’offre pas grands choses d’intéressants à voir à l’exception des musées.

- Cathédrale : terminée au XIXe siècle, elle doit son extrême beauté à ses marbres polychromes vert de Prato, blanc de Carrare et rose de la Maremme. Le campanile raffiné, présente un décor analogue. C’est l’un des plus beaux d’Italie. En haut de ses 285 marches, le dôme qui a donné son nom à la cathédrale révèle sa monumentale architecture.

- Le pont Vecchio : envahi par les minuscules boutiques de joailliers, les saltimbanques et les promeneurs. Ce pont fut construit en 1345, et ses échoppes étaient alors occupées par des bouchers et des tanneurs, jusqu’au jour où une ordonnance de 1593 bannit ces commerces malodorants. Les vitrines arborent des babioles bon marché et des bijoux de luxe. Vu de l’extérieur, ce pont ressemble à du raccommodage. C’est certainement ce qui fait son charme.

Pise : Située au bord de l’Arno, elle a souffert des bombardements. Le c½ur de cette ville, la place de la Cathédrale, a échappé aux destructions. C’est un magnifique ensemble d’édifices religieux en marbre. La Cathédrale a une façade de marbre ornée de bandes noires et blanches. En face, le baptistère circulaire en marbre, couvert d’une coupole d’un aspect original, abrite une superbe chaire de Nicola Pisano. A ses cotés, le campanile, la fameuse et magnifique tour penchée d’une hauteur de 55 m, commencée en 1173, s’inclinait déjà au moment ou l’on en achevait le troisième étage. L’étonnante inclinaison de la tour reste aujourd’hui de presque 5 m par rapport à la verticale.

Milan : le 13 novembre 1997 (avec Nadine, Alain et Francesco) j’ai pris le Cisalpino pour me rendre dans la « Mecque » des amateurs de mode. A part le shopping et le porte-monnaie bien rempli, rien de trop folichon à faire. Milan est plus un nom mythique qu’une ville sympathique, à mon avis ! Le meilleur endroit pour commencer ma visite fut la place du dôme et ensuite :

- Cathédrale : gigantesque, gotique et troisième d’Europe. Son extérieur est orné de 135 pinacles et de 2'245 statues de marbre. Le pinacle le plus élevé porte la Madonnina, belle statue dorée de 4 m de haut. L’intérieur est en revanche simple, majestueux et vaste. Il peut abriter 40'000 fidèles.

- Galerie Victor-Emmanuel : Passage en verre de 1877 au Nord de la place. Il est parmi les plus élégants du monde. Ses quatre étages abritent magasins, bureaux, bars et restaurants.

- La Scala : célèbre opéra construit de 1776 à 1778. Il a été gravement endommagé par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, puis minutieusement restauré. Les murs sont recouverts de damas rouge et de boiseries dorées. Des lustres de cristal éclairent la salle de 3000 places

France

Côte d’Azur

Ce fut mon 1er voyage en groupe organisé au mois d'avril 1995. La région est très belle. Depuis que le développement qu'a pris le tourisme, c'est la vie de plage et de vacances qui est le caractère dominant. La Côte d'Azur qui jouit d'un climat tempéré tout au long de l'année. La personne aimant se trouver dans un milieu mondain a trouver en ce lieu en excellent endroit. Le touriste modeste trouve aussi un choix d'hôtels à sa convenance dans la plupart des stations. J'ai logé à Juan-les-Pins et de là, j'ai visité les endroits suivants :

Nice : capitale de la Côte d'Azur. Située au fond de la baie des Anges, elle est abritée par un amphithéâtre de collines. J'ai roulé sur la célèbre " Promenade des Anglais " où la circulation automobile s'en est emparée. Cette large et magnifique avenue bordée de palmiers longe la mer et offre sur la baie des Anges des vues magnifiques. J'ai pu voir le célèbre hôtel " Le Négresco ".

Eze : pittoresque petit village perché sur la colline où se trouve un jardin exotique de cactus. Je suis rentrée dans ce vieux village construit en pierre par une double porte fortifiée. Je me suis promenée dans les petites rues étroites et escarpées, souvent couvertes de voûtes et coupées d'escaliers. Les maisons sont soigneusement restaurées et la plupart du temps occupées par des boutiques ou des ateliers d'artistes.

Monte-Carlo : ce nom, fameux dans le monde entier, évoque le jeu et les caprices de la fortune. C'est aussi un cadre majestueux avec ses palaces, ses casinos, ses riches villas, ses magasins luxueux, ses terrasses, ses arbres et ses plantes rares. Monte-Carlo est reconnue pour sa vie mondaine. Cette ville doit son expansion au succès de son casino construit en 1878. Il est entouré de très beaux jardins.

Monaco : c'est un état souverain qui comprend le Rocher, la vieille ville, Monte-Carlo, la ville neuve, la Condamine et le quartier du port. Les Monégasques ne paient pas d'impôts directs et ne font pas de service militaire. La vieille ville, bâtie sur le Rocher, est étonnamment bien sauvegardée. Elle abrite le gouvernement, le palais princier, la mairie, la cathédrale et le jardin exotique. Le musée océanographique est vraiment superbe avec toutes les variétés de poissons plus beaux les uns que les autres.

Vallauris : petite ville devenue aujourd'hui un grand centre de céramiques. Elle compte deux cents potiers inspirés par les anciennes et les nouvelles techniques.

Antibes : la veille ville est un ensemble attachant : des remparts ponctués de deux tours, des maisons qui grimpent les unes sur les autres pour voir la mer, des ruelles qui se pressent autour du château sans oublier le marché coloré du matin que j'ai parcouru sous la pluie !

 

Paris

Je me suis rendue déjà 2 fois dans la capitale. La 1ère fois, ce fut le 1er mai 1995 avec maman pour 1 semaine. La 2ème fois, en juin 1998 et je logeais chez la famille Hattab, des connaissances.

Cette ville lumière offre tellement de choses à visiter telles que la basilique du Sacré Coeur (un des plus beaux monuments de la ville à mon goût) et juste à coté la place du Tertre occupée par des artistes peintres. Que serait Paris sans la tour Eiffel, symbole de la capitale ? L’arc de Triomphe, les Champs-Élysées et la place de la Concorde forment un ensemble de monuments connus sur toute la planète. Il ne faut pas oublier ses ponts, la Cathédrale Notre Dame sur l’île de la Cité, le quartier Latin avec ses célèbres cafés grecs et son ambiance sympathique.

Le rythme de vie est assez fatigant et stressant. Quoi de plus normal lorsqu’on est dans une grande ville, me dira-t-on ! Ces longs couloirs de métros qui n’en finissent plus, ce bruit incessant, cette pollution et ce trafic infernal…

Pour changer de décor à seulement 20 km du centre de Paris, il se trouve Disneyland, le superbe parc à thèmes de Mickey ! Là, on oublie la réalité pour aller vivre dans un monde merveilleux. Chaque quartier est bâti sur un thème différent et le décor est tout simplement féerique.

Les quelques superbes endroits à ne surtout pas manquer à Paris :

- Arc de Triomphe : symbole gigantesque (50 m de haut et 45 m de large) de l'époque Napoléonienne. Il offre une vue splendide sur les Champs-Élysées. A son centre partent 12 grandes avenues. L'Arc de Triomphe abrite la tombe du soldat inconnu, la flamme du souvenir, ranimée tous les jours depuis 1923.

- Champs-Élysées : en dépit d'une intense activité mercantile, ils demeurent toujours l'une des plus belles avenues du monde. Reliant l'arc de Triomphe à la Place de la Concorde en une ligne impeccablement droite, cette allée est rehaussée de marronniers sur toute sa longueur.

- Place de la Concorde : vaste place au trafic intense. En son centre se trouve le doyen des monuments de Paris : l'Obélisque de Louxor, en granit rose, haut de 23m. Il provient du tombeau Ramsès II et date du XIIIe siècle av. J.-C.

- Tour Eiffel : elle fut construite pour l'exposition universelle de 1889 et ne cesse d'attirer les foules. Ce fut aussi un triomphe de la technique avec une hauteur de 300 m, 40 tonnes de peinture et à l'époque la plus haute construction du monde.

- Basilique du Sacré Cœur : superbe église romano-byzantine édifiée sur la colline de Montmartre. Sa blancheur est due à cette variété de pierre de Château-Landon qui a la faculté de s'éclaircir au contact du gaz carbonique. A côté se trouve la pittoresque place du Tertre peuplée de peintres avec leur chevalet.

- Cathédrale Notre-Dame : elle se dresse sur la petite île de la cité. Son portail (entrée principale) avec ses sculptures ainsi que la grande rosace (vitrail) intérieur sont remarquables.

- Le Louvre : un des plus grands et des plus complets musées du monde avec ses antiquités, ses peintures (la Joconde, 1504, de Léonard de Vinci), ses sculptures (Vénus de Milo) et ses objets d'art. A l'extérieur, la pyramide de verre au centre de la cour Napoléon éclaire l'entrée du musée.

- La défense : c'est plus qu'un quartier des affaires, cela ressemble un Manhattan moderne en miniature avec ses buildings en verre et sa Grande Arche de 110m de haut et de 106m de large où Notre-Dame tiendrait sans peine.

- Pont Alexandre III : il s'agit du pont le plus décoré de Paris construit en métal pour l'exposition universelle de 1900. Il est orné de monstres marins, de nymphes, de génies des eaux. Au sommet de ses piliers quatre Renommées dorées : celles des Sciences, de l'Art, du Commerce et de l'Industrie.

- Quartier Latin : on le surnomme le quartier des étudiants car il abrite la Sorbonne et de nombreuses librairies. J'ai particulièrement aimé l'atmosphère de ses vieilles ruelles pittoresques et étroites autour de Saint Séverin qui abrite de nombreux restaurants grecs.

- Château de Versailles : situé à 20 km de la capitale, cet endroit m'a séduite. Les somptueux intérieurs, d'un luxe royal occupent le premier étage du château. Ces intérieurs sont ornés de marbres, de sculptures, de tentures, de peintures murales et d'un mobilier coûteux. L'apogée est la galerie des Glaces avec ses 17 grands miroirs. Je me suis également promenée dans ses vastes jardins ornés de jolis massifs d'arbustes et de beaux bassins ornés de superbes statues.

Provence

Fermez les yeux et mettez vos sens en éveil. Ecoutez : le chant des cigales emplit vos oreilles… Sentez : l'odeur de la lavande évoque des champs mauves à perte de vue… Allongez-vous au soleil : la douce chaleur printanière caresse votre peau… Goûtez : fruits et légumes gorgés de soleil, olives vertes et noires, fromages de chèvre savoureux… Maintenant, ouvrez les yeux : vous êtes en Provence… C'est ce que j'ai pu vivre lors de mon circuit en Provence en octobre 1996 dans ce magnifique endroit plein de charme. J'ai logé à Buis-les-Baronnies et j'ai visité ses alentours :

Buis-les Baronnies : joli petit village tranquille avec ses arcades du XVe siècle, son moulin à huile et son herboristerie.

Le Mont Ventoux : avec ses 1'909 m d'altitude, l'UNESCO vient de le classer réserve de biosphère. A son sommet le mont ressemble au désert étant donné que le vent souffle à environ à 150 km, vraiment impressionnant. Ce mont est plus un monument qu'une montagne !

Avignon : la cité des Papes est une capitale régionale comptant 180'000 habitants mais aussi un centre culturel. La ville est protégée du mistral par de jolis remparts.

- Palais des Papes : cette résidence se compose de deux édifices : le Plais Vieux et le Plais Neuf. L'opulence et le luxe ont disparu depuis longtemps mais j'ai pu encore imaginer la splendeur et surtout l'état de siège dans lequel vivaient ces papes, retranchés derrière les remparts d'une forteresse féodale.

- Rocher des Doms : beau jardin aux essences variées a été aménagée sur le rocher des doms. Sur ses terrasses, j'ai une belle vue sur le Rhône et sur le pont d'Avignon.

- Pont d'Avignon : (pont Saint-Bénézet) en 1185 il fut construit en forme de L pour résisté aux courants du Rhône mais de nos jours il fut sectionné à mi-longueur. Il ne reste également que 9 de ses 22 arches d'origine. Il reste toujours immortalisé grâce à la chanson "sur le pont d'Avignon ", même si on dansait en réalité sous le pont.

Les Baux de Provence : cité médiévale avec ses 457 Baussencs lové dans un paysage rocailleux des alentours. C'est un mélange de boutiques et des galeries installées dans des misons du Moyen Age et de la Renaissance, souvent entourées d'agréables jardins.

Séguret : perché sur une colline, c'est adorable typique village est classé parmi les plus beaux de France. Les rues pavées, étroites et escarpées et les anciennes jolies petites demeures font le charme de ce village. La visite ce fait à pieds car le lieu est interdit aux voitures. J'ai pu voir également un atelier de santons.


Alsace

Maisons à colombages et balcons fleuris, nid de cigognes posé au faîte d'un grand toit de tuiles brunes, kugelhof doré choucroute fumante, riesling à la robe de soleil pâle et bière mousseuse débordant d'une chope de grès bleu, charmante jeune fille coiffée d'un immense nœud de ruban noir. C'est l'Alsace traditionnelle, l'Alsace des aquarelles de Hansi, une Alsace tout en clichés, mais qu'importe puisque ceux-ci restent vrais.

Ma première escapade de 3 jours en Alsace fut en juin 1996. J'ai visité Strasbourg et Colmar. La deuxième fois fut en décembre 2001 pour visiter les marchés de Noël dans ces mêmes lieux. La troisième fois, en septembre 2004, fut pour un séjours d'une semaine chez un ami dans le village d'Altorf. Depuis cet endroit j'ai visité les autres charmants petits villages.

Strasbourg : sixième ville de France, capitale de l'Alsace, Strasbourg compte plus de 250'000 habitants. De son passé glorieux, la ville conserve beaucoup de monuments d'un grand intérêt et de différents styles et d'époques. Ses habitants se groupaient en quartier selon leur profession et leur niveau social. Au cœur du vieux Strasbourg, le charme du passé et le rythme des temps modernes vivent en harmonie. Sa vielle ville est pleine de rues aux noms évocateurs : rue de la Bière, rue du Sanglier, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, rue Mercière, rue du Bain-aux-Plantes, rue des Dentelles, rue de l'Ecurie, rue du Jeu des Enfants, rue de l'Epine, rue de la Mésange. Lieux à ne pas manquer :

- Cathédrale Notre-Dame : la construction s'est étalée entre XIe et le XVe siècle. C'est l'une des plus belles réalisations de l'Occident médiéval. Réalisée en grès rose de Vosges du Nord, c'est un monument gigantesque et complexe.

- Maison Kammerzell : elle a conservé le nom du propriétaire qui l'occupait au siècle dernier. Le nouveau propriétaire conserva le rez-de-chaussée en pierre, de 1467, et fit percer les trois étages d'une multitude de fenêtres (75) somptueusement ornées de sculptures aux motifs inspirés du Moyen Âge. En 1904, elle fut décorée à chaque étage de fresques. Des sculptures d'animaux ornent le plafond voûté.

- Petite France : située un peu à l'écart du centre de la ville, ce quartier romantique et calme symbolise le vieux Strasbourg pittoresque. L'Ill, capricieux, se divise ici en plusieurs bras, ce qui favorisa l'installation des moulins et attira les tanneurs. Ce quartier, avec ses venelles, ses canaux, ses écluses et ses maisons à colombages aux toits caractéristiques sous lesquels les tanneurs séchaient les cuirs, a su conserver son charme médiéval. Surtout ne pas oublier de voir la maison des Tanneurs. Secteur protégé par l'UNESCO comme patrimoine mondial.

- Ponts-Couverts : les trois tours faisaient partie du système de défense de la ville. Elles étaient autrefois reliées par des ponts en bois munis de herses et couverts d'immenses toitures, d'où le nom.

- Place Kléber : la plus célèbre place de Strasbourg. C'est un lieu de rendez-vous, un pôle économique et commercial. Des enseignes traditionnelles disparaissent, de grands noms surgissent comme Le Printemps, L'AFNAC, La Fayette, Quick.

- Parlement Européen : seule ville avec New York et Genève a exercer des fonctions internationales sans être la capitale nationale. J'ai eu l'occasion de visiter le nouveau Parlement. Comme ce n'était pas le jour des sessions, les longs couloirs du bâtiment étaient déserts. J'ai pu voir l'hémicycle. Son l'extérieur est plaqué de chêne, son intérieur est moderne. C'est là que les députés des pays de la C.E.E siègent une semaine par mois à Strasbourg.. Je me suis rendue également dans la salle de presse réservée aux journalistes ainsi qu'à l'étage et du salon présidentiel.

Colmar : les anciennes maisons seigneuriales aux poutres apparentes et aux pignons finement travaillés, ainsi que les rues et les places de la partie ancienne de Colmar m'a présenté un modèle de restauration réussie. J'ai bien pu capter l'ambiance agréable du riche passé de la ville, qui s'est d'ailleurs maintenue jusqu'à nos jours.

- Maison des Têtes : remarquable exemple du style renaissance tardive (1609). L'édifice d'une grande élégance est orné de balcons vitrés, il doit son nom aux 106 petites figures grimaçantes sculptées en façade.

- Maison Pfister : joyau de l'architecture, édifiée en 1537, la maison s'orne d'une tourelle d'angle octogonale en bois, coiffée d'un toit en bulbe, qui s'adosse au pignon sur toute sa hauteur.

- Rue des Marchands : c'est l'artère la plus pittoresque de la vielle ville. Le pâté de maisons forme un ensemble typique : premier niveau en pierre, étages en pans de bois, hautes toitures couvertes en écailles.

- Ancienne douane ou koifhus : le plus bel édifice public de la ville datant XVe siècle. En ces temps anciens, elle servait tout à la fois d'entrepôts, de bureaux de douane, de tribunal et de salle de conseils. Son toit est joliment coloré de motifs verts, bruns et jaunes.

- Quai de la Poissonnerie : ce site est l'un des plus ravissant du vieux Colmar. C'était le quartier des pêcheurs. Actuellement de charmantes maisons typiques aux couleurs acidulées longent le canal.

- Quartier des Tanneurs : charmant petit quartier calme où autrefois se trouvaient les tanneurs. Les jolies maisons sont pourvues de greniers où séchaient les peaux.

- Petite Venise : jolies petites maisons fleuries où les arbres se reflètent dans les eaux tranquilles du canal. Autrefois, les maraîchers se rendaient dans leurs jardins en utilisant des barques à fond plat.

Le Mont Sainte-Odile : Erigé sur un promontoire rocheux entouré de forêts, ce monastère est connu comme le grand lieu de pèlerinage d'Alsace. Sainte-Odile est devenue la patronne de l'Alsace. Les touristes viennent nombreux pour l'exceptionnelle beauté du panorama. Les bâtiments du couvent manquent pour la plupart d'intérêt architectural à l'exception de la petite chapelle avec son intérieur bleu et or. Il ne faut pas oublier d'aller voir les fragments du Mur Païen (XIe siècle) et sa source d'eau miraculeuse.

Obernai : merveilleuse petite cité du vignoble. L'atmosphère médiévale de son décor architectural est si typique alsacien que le folklore en a fait le symbole même de la province. Le noyau historique autour de la place du Marché regroupe les fonctions commerciales traditionnelles revivifiées par le tourisme. La place est dominée par la statue de sainte Odile. Juste à côté se dresse l'hôtel de ville gothique et renaissance (1370) avec sa balustrade ciselée flamboyante à consoles. Particulièrement remarquables : la tour de la chapelle construite au XIIIe siècle, ancien clocher et tour de guet, domine la ville de ses 60 m ainsi que le puits aux Six-Seaux (1504), pittoresque et gracieux.. Les murailles bien conservées offrent également une agréable promenade.

Molsheim : sur la place de l'hôtel de ville le bâtiment le plus remarquable est la Metzig, ancien siège de la corporation des Bouchers. Edifiée en 1554, la bâtisse présente deux façades à pignons historiés, une tourelle à section carrée et une horloge ainsi qu'un escalier double orné d'une balustrade de style flamboyant. Au centre de la place se dresse une élégante fontaine du XVIe siècle. Un peu plus loin s'élève l'admirable hôtel de ville avec son toit à forte pente et ses pignons décorés de volutes.

Kaysersberg : une des perles de l'Alsace, sortie miraculeusement intacte des combats de la deuxième guerre mondiale. Tout au long de la rue du Général-de-Gaulle s'alignent des superbes maisons typiques du XVIe et XVIIe siècle. L'hôtel de ville est de style renaissance rhénane comme en témoignent les façades, l'oriel, le puits de la cour intérieure et la balustrade en bois aux piliers torsadés. Le pont fortifié construit en blocs des grès rose sur deux arches date de 1514. Il offre une vue sur la Weiss, la petite chapelle et les vestiges du château.

Riquewihr : baptisée la perle du vignoble, elle présente une vision presque mythique d'un bourg alsacien du temps jadis. Dans la rue du Général-de-Gaulle, qui va de la mairie au Dolder, et dans les ruelles adjacentes, ce ne sont ici que vieilles maisons bourgeoises à pans de bois, oriels, enseignes de fer forgé, puits, fontaines, cours à galeries, le tout embelli par les géraniums. La Porte Haute ou Dolder de 25 m haut et superbe avec sa façade à colombages et son petit beffroi.

Bretagne

Le 30 août 2003, après un long trajet de plus de 13 heures en car, j’arrive enfin dans la région du Nord-Ouest de la France pour un séjour de 5 jours. J’ai eu énormément de chance car le soleil était au rendez-vous. Les principaux lieux que j’ai visités sont :

Dinan : elle est sans conteste l’une des plus belles villes médiévales de Bretagne. La charmante vieille ville occupe un site original car elle est entourée de remparts et surplombe de 75 m la Rance (fleuve). Son c.oeur historique, réservé aux piétons, est une pure merveille avec ses charmantes rues pittoresques bordées de maisons à pans de bois. J’ai particulièrement apprécié : -La place des Merciers : avec ses charmantes maisons à pignons triangulaires et à porches de bois et son vieux puits ainsi que -La rue Jerzual : pavée et en pente raide, cette rue est encadrée de maisons typiques en pans de bois et à pignons du 15e-16e siècle qui abritent de nos jours les boutiques de souffleurs, tisserands, potiers et sculpteurs. Cette ruelle mène au port.

Côte de Granit Rose : elle s’étend sur plus de 20 km. J’ai pu admirer les énormes blocs de granit roses aux sculptures géantes ciselées par la pluie et le vent depuis plus de 300 millions d’années. A cet endroit les superbes maisons ainsi que les balustrades sont construites avec du granit.

Ploumanac’h : lieu célèbre pour ses entassements de rochers de granit roses aux formes étranges. Je me suis promenée sur le sentier des Douaniers qui m’a emmenée jusqu’à son superbe phare et son petit pont construits également en granit.

Pleumeur-Bodou : c’est là que j’ai logé durant 4 nuits à l’hôtel du Golf. Dans ce village en pleine nature se dresse un immense et étrange ballon blanc de 50 m de diamètre qui abrite le radôme (1er station de téléphonie de France créée en 1962, classée monument historique). Juste à côté j’ai visité le musée des télécommunications.

Ile de Bréhat : île de beauté, île des fleurs, île de la tranquillité. Les routes ne sont que des venelles d’à peine 2 m de large, interdites à tous véhicules à moteur sauf à ceux des pompiers et à quelques tracteurs.

Brest : ville reconstruite après la guerre où il ne reste rien à découvrir sauf si ce n’est son imposant arsenal de plus de 10 km de long qui donne du travail à 30 % de la population.

Saint-Malo : bien que presque complètement reconstruite, la ville historique n’a pas eu grand chose à m’offrir si ce n’est qu’elle est entourée par des remparts et que les noms de rues ont gardé leurs anciennes appellations (rue du Gras Mollet, rue de la Pie qui Boit).

Mont Saint-Michel : « Merveille de l’Occident », est un îlot granitique d’environ 900 m de tour et 80 m de haut. Le Mont se dresse, le plus souvent, au milieu d’immenses bancs de sable. L’amplitude des marées dans la baie peut atteindre 14 m de différence entre les niveaux de basse et de haute mer : c’est le record de France. A sa base se trouve le village avec sa Grande Rue pittoresque, raide et étroite, bordée de maisons anciennes du 15e-16e siècle. Sur ses hauts se dresse l’imposante abbaye. L’originalité de son site, la richesse de son histoire, la beauté de son architecture m’a laissé un excellent souvenir.

Monaco

Etat indépendant de la France enclavé dans le département français des Alpes-Maritimes. Monaco n’est pas très grand avec ses 2 km2 et ses 33'000 habitants fortunés qu’on prénomme les Monégasques. Sa capitale est bien sûre Monaco qui est un endroit très huppé mais aussi touristique. Les gens viennent pour voir son musée océanographique, la relève de la gare et jouer au casino. C'est un état souverain qui comprend le Rocher, la vieille ville, Monte-Carlo, la ville neuve, la Condamine et le quartier du port. Les Monégasques ne paient pas d'impôts directs et ne font pas de service militaire. La vieille ville, bâtie sur le Rocher, est étonnamment bien sauvegardée. Elle abrite le gouvernement, le palais princier, la mairie, la cathédrale de style néo-roman, et le jardin exotique. Le musée océanographique est vraiment superbe avec toutes les variétés de poissons plus beaux les uns que les autres.

Le palais du Prince est orné de canons et de boulets offerts par Louis XIV. Ses tours crénelées médiévales et son enceinte renforcée par les ingénieurs de Vauban donnent à sa valeur défensive un cachet pittoresque. La cour d’honneur avec ses galeries à arcades, l salle du Trône et les appartements garnis de mobilier et de portraits signés de grands maîtres, retiennent l’attention.

Grande-Bretagne

Un de mes pays préférés d'Europe dans lequel j'ai toujours bien du plaisir à séjourner pour admirer ses charmants villages, ses cottages, ses jolis intérieurs colorés douillets et fleuris mais aussi de pouvoir baigner dans la culture " british " et de pratiquer l'anglais. La Grande-Bretagne comprend trois grandes régions : l'Angleterre, le pays de Galles et l'Ecosse. Les pubs sont une véritable institution dans la vie anglaise. Ils n'ont rien de commun avec le café de chez nous. Le pub est un lieu social où l'on cause, avant d'être un endroit où l'on boit. Leur décor a souvent été préservé, à tel point que beaucoup mériteraient de devenir monuments historiques !

Premier séjour - comté du Kent

Mon premier séjour en Grande Bretagne fut en été 1990 pour perfectionner mon anglais dans la belle région du Kent, sur la petite île de Sheppey : région très calme et verdoyante. La famille Twort m'a hébergée durant 8 semaines. Elle se compose de Bernard, Barbara, Louise et Annabel, des personnes sympathiques. Se fut une excellente expérience d'autant plus que c'était la 1ère fois que je quittais vraiment la maison. J'ai donc eu l'occasion de visiter les villes de Canterbury et sa cathédrale, Douvres, Maidstone et Londres. Dans le comté Kent, j'ai pu voir plusieurs cultures de houblon, même si ces dernières années elles ont régressées.

Ile de Sheppey : petite île reliée par à pont levant. Cette îles se composent principalement de petits villages et de prés verdoyants dans lesquels broutent paisiblement des moutons

Canterbury : au milieu d'un paysage de collines, de vergers, de praires et de champs de houblon se trouve cette charmante ville. Il reste à Canterbury un admirable centre urbain avec de nombreuses maisons anciennes, souvent bien restaurées et mises en valeur par des quartiers piétonniers qui lui confèrent son atmosphère caractéristique de ville historique. Elle a la chance de posséder une superbe et grande cathédrale qui résulte d'un étonnant mélange de styles roman et gothique perpendiculaire.

Douvres : principal port d'entrée en Angleterre. Cette ville est sympathique avec son littoral de hautes falaises blanches et la silhouette de son château. Douvres est aussi une ville historique qui conserve de nombreux monuments intéressants.

Deuxième séjour - Londres

Londres : mon 2ème séjour fut en mai 1993 pour 3 mois au centre même de Londres en tant que fille au pair chez la famille Paul et Fannette Newman, dans la Courtnell Street. Cet emploi agréable consistait à m'occuper de Céline, une petite fille aux cheveux blonds, âgée 2 ½ ans, qui souffrede crises d'épilepsie. Cela m'a fait tout drôle de me retrouver dans une grande métropole, à prendre les bus et les métros. Hé oui ! Quel changement par rapport à ma petite ville suisse puisque auparavant je n'avais jamais pris de transports publics ! Londres est aussi une ville très cosmopolite où se mêlent de nombreuses nationalités. Pour l'an 2000 des constructions ont été bâtis: lire le récit sous mon septième séjour en Angleterre.

C’est une belle capitale avec des monuments grandioses : Big Ben, Tower bridge … Ses places : Picadilly Circus, Trafalgar Square… Ses fameux musées : British museum, Madame Tussaud's… Ses parcs : Kensington Garden, Regent’s… Ses squares, ses pubs, ses célèbres bus rouges impériaux à deux étages, ses cabines téléphoniques rouges, ses taxis noirs et surtout je n’ai pas oublié son célèbre « five O’clock tea » à prendre pourquoi pas chez Harold’s avec des cookies. Autant de symboles qui perpétuent l’image d’un pays très traditionnel et d’une cité qui m’a vraiment fascinée. Les endroits à ne surtout pas manquer :

- Big Ben : ce nom ne désigne pas le clocher mais la plus grande cloche du carillon. Celui-ci pèse 4 tonnes. A côté se trouve le parlement et l'abbaye de Westminster.

- Maison du Parlement : magnifique et imposant bâtiment néogothique bordant la Tamise.

- Abbaye de Westminster : elle a donné son nom à tout le quartier qui l'entoure et c'est indéniablement, tant du point de vue architectural qu'historique, le plus remarquable édifice religieux de Londres.

- Tower Bridge : le plus joli monument à mon goût de la capitale mais aussi l'un des plus beaux ponts au monde. En dépit de son aspect médiéval, il a été construit en 1894. Du haut de sa tour Nord, on a une belle vue sur saint Paul et la City (quartier des affaires).

- Tower of London : située dans un superbe cadre au bord de la Tamise, la tour de Londres était une ancienne prison mais aussi une résidence royale. On peut admirer l'exposition des joyaux de la couronne et celle des armures royales.

- Buckingham Palace : résidence officielle de la Reine à Londres. L'étendard personnel de Sa Majesté flotte lorsqu'elle est en résidence. Cinq régiments veillent sur Buckingham, en casque rouge et bonnet en poil d'ours. La relève commence à 10h45 par un rassemblement en fanfare devant l'avant-cour.

- Picadilly Circus : place située au cœur du West end. Elle est encombrée de voitures, de bus et d'une foule grouillante qui se presse dans les restaurants, les boutiques et les salles de spectacles des alentours. La fontaine d'Eros occupe le centre de la place depuis 1893 et la grande façade aux panneaux publicitaires et scintillants sont devenues l'un des symboles de la ville.

- Oxford Street : la rue commerçante la plus longue de Londres, où seuls les bus et les taxis ont le droit de circuler. Le plus important de tous les grands magasins est sans aucun doute Selfridge's, construit en 1908 dans le style néo-classique. Au début de cette rue se trouve " Marble Arche ", un arc de marbre blanc isolé au milieu dans vaste carrefour. Depuis Oxford street j'ai rejoint la Regent Street pour admirer et visiter le magasin " Liberty ", un remarquable immeuble fondé en 1875de style Tudor dont la façade et l'horloge sont remarquables.

- Trafalgar Square : Très grande place historique qui rend hommage à l'un des grands héros de l'armée anglaise, le vicomte Horatio Nelson. La statue de ce monsieur fait 5 m de haut, elle domine une colonne de 44 m, gardée par 4 lions de bronze. La statue et les fontaines sont le ralliement des pigeons et des promeneurs. Au fond de la place se trouve la célèbre Galerie Nationale de peintures.

- Saint Paul's cathedral : superbe bâtisse classique d'un blanc éclatant. Son dôme classique domine la City et la croix dorée qui le surmonte s'élève à plus de 110 mètres de hauteur.

- Les parcs : ils appartiennent à la couronne et couvrent plus de 2'400 hectares de Londres. Kensington Gardens abritent la célèbre statue de Peter Pan entourée de lapins en bronze, la galerie Serpentine (expositions d'art moderne) et son Round Pond. Hyde Park est le plus grand parc londonien avec ses 137 hectares. Green Park, célèbre pour ses vieux réverbères à gaz. Saint James's Park est le plus ancien des parcs royaux, une véritable oasis de tranquillité où l'on peut louer une barque sur le lac. A Regent's Park se trouvent un beau jardin aux roses, un zoo et un petit lac de plaisance. Holland Park contient des beaux parterres, sous-bois avec une grande variété d'arbres, de plantes exotiques et britanniques et des paons en libertés.

- Harrods : ce grand magasin sophistiqué de luxe est bien aussi fascinant qu'un musée. Les détails architecturaux et décoratifs font d'Harrods un bel endroit. J'ai apprécié la décoration du plafond de la halle nourriture et de la halle égyptienne.

- British Museum : fondé en 1753, le musée rassemble une magnifique collection d'antiquités, de vestiges archéologiques du monde entier. J'ai particulièrement aimé son rez-de-chaussée avec ses salles consacrées à la Grèce et à l'Egypte et sa magnifique salle de lecture ronde.

- National Gallery : l'un des plus grands musées de la capitale destiné à abriter des collections de plus de 2'200 tableaux. Les plus célèbres sont : la Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et saint Jean-Batiste de Léonard de Vinci, le Chapeau de paille de Rubens et les Nymphéas de Monet.

- Madame Tussaud's: musée des portraits de cire de personnages célèbres du monde entier. Toujours dans ce musée, une exposition " Spirit of London " m'a fait découvrir l'histoire de la capitale dans un " taxi à remonter le temps ". La nouvelle " salle des horreurs " m'a fait vraiment peur.

- Greenwich : situé sur la rive droite de la Tamise, c'est avant out le quartier de la marine. Près de la jetée se trouve le Cutty Sark que j'ai eu plaisir à visiter. Juste à peu plus loin s'étend le parc de Greenwich. Sur sa colline se dresse le fameux observatoire de Greenwich fondé en 1675. C'est de là que part le méridien zéro de longitude.

- Kew Garden : situé à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Londres, ce magnifique jardin botanique couvre plus de 120 ha et contient plus de 50'000 variétés de plantes et de fleurs, d'une beauté remarquable. Cet immense parc possède plusieurs serres géantes dont la Palm House où l'on cultive des plantes tropicales. J'ai pu contempler des étangs, de belles statues, le temple d'Aréthuse et une pagode de style chinoise.

Comme j'étais sur place, j'ai profité bien sûr de visiter ces endroits typiques :

Oxford : haut lieu mythique de la culture et de la formation, depuis toujours synonyme d'études de grande classe. Dans cette vieille ville universitaire aux charmes romantiques les étudiants circulent encore à bicyclette. Je suis partie à pieds à la découverte de ses illustres collèges, de sa cathédrale et de ses parcs. C'est également la ville rivale de Cambridge. La phrase fétiche des étudiants d'Oxford est :
Pourquoi étudier ?
Plus j'étudie, plus je sais
Plus je sais, plus j'oublie
Plus j'oublie, moins je sais
Pourquoi étudier ?

Windsor : situé à 34 km de l'Ouest de Londres, j'ai visité le château royal, sa chapelle et sa charmante ruelle commerçante du centre ville. Ce château est l'une des résidences favorites de la famille royale. A quelques kilomètres de là se trouve le prestigieux collège d'Eton.

Brighton : station balnéaire réputée depuis de longues pour ses plages de galets. J ai visité le Pavillon Royal, un bâtiment exotique d'aspect indien dont la superbe décoration intérieure est consistée par des appartements chinois et du mobilier ancien. Je me suis promenée dans les Lanes, un labyrinthe de ruelles médiévales animées, bordées de boutiques et de cafés.

Nottingham : cette vieille cité est liée au souvenir du héros médiéval Robin des Bois. Un château de style Renaissance s'élève sur le site de la forteresse normande dont ne subsiste qu'une porte fortifiée du XIVe siècle, devant laquelle est érigée une sculpture représentant Robin et ses joyeux compères. La forêt de Sherwood s'étend non loin de là.

Troisième séjour - Sud de l'Angleterre

Mon 3ème séjour fut le 1er août 1995 pour une semaine avec Françoise. Nous avons logé à Londres pour visiter la capitale et nous avons fait les excursions suivantes :

Cambridge : romantique et fameuse ville universitaire réputée dans le monde entier pour ses collèges huppés, au bord de la rivière Com. Le meilleur moyen de visiter Cambridge et de s'y promener tranquillement en admirant ses collèges, ses cours, ses chapelles, ses parcs et ses berges. Je n'ai pas vu d'étudiants avec leur robe noire et leur barrette carrée mais les traditions sont encore très vivaces à Cambridge. A la différence d'Oxford, Cambridge été épargnée par l'industrialisation et elle est demeurée une cité essentiellement étudiante.

Hampton Court palace : joli manoir royal de style Tudor en brique rouge situé à 20 km de la capitale. J'ai visité ses appartements et ses jardins. Je me suis également bien amusée lorsque je suis rentrée dans le labyrinthe du jardin mais un peu moins lorsqu'il a fallu retrouver la sortie.

Southend-on-Sea : station balnéaire avec une magnifique plage de 11 km qui borde l'estuaire de la Tamise. Des jardins, une grande jetée-promenade, des parcs d'attractions et un grand aquarium panoramique ont peu un peu transformé le bord de mer en le rendant attractif.

Quatrième séjour Stratford - Bath

La 4ème fois fut en août 1997 pour seulement 7 jours. J'ai voyagé à travers le sud de la Grande Bretagne avec le car National Express pour ensuite revenir sur Londres durant 2 jours. C'est exactement à cette date, le 31 août 1997, que Diana, la princesse de Galles, est morte dans un accident de voiture à Paris. Je me suis donc rendue à son palais de Kensington Gardens et à Buckingham Palace pour voir les nombreux messages, bougies et fleurs que les gens ont posé à sa mémoire. Il y avait des milliers de fleurs posées tout autour de ces deux propriétés. Cela m'a beaucoup troublée. Avec le car je me suis rendue des les charmantes villes de :

Stratford-upon-Avon : c'est avant tout la ville natale de Shakespeare qui vit le jour en 1564. Magnifique et romantique lieu à ne surtout pas manquer de visiter et sûrement le plus beau du pays à mon goût ! Cet endroit m'a complètement envoûtée par ses charmants cottages fleuris, sa rivière, son architecture très typique et ses petites boutiques. Ce lieu ressemble à une petite ville de poupées. J'ai eu énormément de plaisir à contempler les maisons de : Shakespeare's Birthplace, New Place, Nash's et Hall's Croft. À deux kilomètres de là, dans une jolie forêt du village de Shottery, se trouve l'adorable et pittoresque demeure d'Anne Hathaway's, à toit de chaume, entourée d'un superbe jardin fleuri. C'est là où naquit la mère de Shakespeare. La région s'appelle le Cotswolds, elle se caractérise par ses petites rivières, ses petits chantiers, ses maisons aux pierres couleur miel, le tout niché dans une campagne paisible et verdoyante.

Warwick : cette ville ne se situe pas très loin de Stratford-Upon-Avon. Son château actuel est le principal lieu de visite. Il date de l'époque Tudor. Les autre curiosités de la ville sont l'église Sainte-Marie et quelques maisons anciennes typiques qui ont survécu à l'incendie de 1694.

Bath : bijou de ville réputée pour ses sources d'eaux chaudes depuis de très longues années. J'ai pu encore voir les importants vestiges de ses bains romains. Le centre historique est aménagé en quartiers piétonniers, bordé de maisons médiévales, il est dominé par la cathédrale. Sur ses hauteurs, se trouve " Royal Circus ", un ensemble de maisons chiques construites en cercle. La ville doit sa splendeur à la pierre de Bath, la limestone et aux talent de deux architectes.

Salisbury : paisible cité en bordure de l'Avon qui a hérité une prestigieuse cathédrale et d'un ensemble de monuments qui donnent à la ville un pittoresque aspect médiéval. La cathédrale possède un remarquable clocher qui élève vers le ciel une flèche haute de 123 m, la plus haute d'Angleterre.

Bradford-on-Avon : construite dans une vallée encaissée sur les bords de l'Avon, cette petite ville a conservé ses ruelles tortueuses et ses maisons de pierre blonde. Juste avant le pont de l'Avon se trouve " the bridge tea room ", un charmant et minuscule salon de thé où les serveuses portent l'habit traditionnel. Je suis passée sur l'autre rive de l'Avon en franchissant un pont du XIVe siècle qui fut élargi à plusieurs reprises.

Saint Albans : ville romaine proche de Londres qui a une histoire riche comme en témoignent ses rues, ses édifices et sa cathédrale. C'était l'une des plus importantes cités romaines d'Angleterre. Elle tient son nom actuel d'un soldat romain, Albanus.

Cinquième séjour - Bournemouth

Mon 5ème séjour en Angleterre en tant que " paying guest " se déroula en août 1998 pour 2 semaines à Bournemouth, ville balnéaire située au sud du pays chez la famille Bob et Debbie Triggs. Joli endroit soigné avec de beaux parcs, une belle plage de sable blanc et de superbes falaises. Ce fut un bon point de chute pour visiter :

Bournemouth : la longue promenade, les parcs, les jardins et la jetée aménagée en salle de spectacle agrémentent cette petite cité. Cela lui permit d'acquérir la réputation d'une des stations balnéaires les plus agréables de la côte sud.

La Forêt Noir : zone de forêts et de landes qui couvre 250 kilomètres carrés, justement célèbre pour les troupes errantes de poneys sauvages. Joli endroit paisible et verdoyant avec de charmants cottages au toit de chaume.

Ile de Wight : charmante petite île tranquille aux collines verdoyantes située juste en face de Bournemouth, à 30 minutes de ferry. De nombreux petits villages romantiques valent la peine d'être visités surtout grâce à la beauté des petits cottages aux toits de chaume et de leurs petits jardinets fleuris. La côte sud voit alterner les plages et les hautes falaises, tandis que la côte Nord est plus plate et hospitalière. On trouve à l'intérieur des petites landes couvertes de bruyère, des collines douces et de petites vallées boisées.

Sixième séjour - Ecosse

Le 21 juillet 2000, j’atterris dans le petit aéroport d’Inverness et me revoilà dans ce joli pays pour la 6ème fois. Cette fois ce fut dans le Nord, en Ecosse, pour un circuit en car dans les Hautes Landes verdoyantes. Durant ces huit jours ensoleillés passés en Ecosse, je n’ai pas rencontré de fantômes habillés en kilt au tartan de leur clan. Ces «personnages » extraordinaires renaissent de la légende pour mieux hanter certains châteaux. Il y a bien sûr Nessie, le fameux monstre de Loch Ness. Beaucoup l’ont rencontré en sortant du pub mais jamais en y entrant. Il y a aussi les cornemuses, la chasse à la grouse, le kilt, le haggis (plat culinaire fait à base de panse de brebis farcie), le whisky, la vache écossaise aux longs poils bruns ébouriffés et l’accent anglais assez spécial qui font tous partie intégrante du patrimoine national. J’ai visité les lieux suivants :

Château de Scone : situé dans la ville de Perth, j’ai visité le château, ses jardins et son labyrinthe. Ce magnifique palais datant du 16ème siècle a été jusqu’à aujourd’hui la demeure du comte de Mansfield.

St. Andrews : cité universitaire très ancienne et patrie du golf. J’ai découvert les ruines du château (11ème siècle) et celles de la cathédrale.

Edimbourg : capitale de l’Ecosse. Le meilleur moyen de la découvrir consiste à flâner à travers la veille ville aux rues
pavées, où les monuments remarquables et les antiques demeures en pierre évoquent un passé prestigieux surtout lorsque j’ai longé la Royal Mile, la célèbre rue qui lui donne une atmosphère médiévale si particulière. J’ai visité le château d’Edimbourg qui domine la ville de ses 120 mètres où l’on peut assister, en août, au célèbre military Tatoo. La ville offre une bonne opportunité de lèche-vitrines sur Princes et Victoria Street et pourquoi pas non plus un petit détour par les jardins de Princes Street pour admirer l’horloge fleurie ?

Loch Ness : j’ai roulé le long des rives du célèbre Loch Ness où se cache dans les profondeurs de ses eaux une créature mystérieuse et inquiétante prénommée Nessie. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de lui dire un petit bonjour. Le Loch Ness est aussi le lac le plus profond du monde (325 m) pouvant contenir 3 fois la population du globe. Visite des ruines du château d’Urquhart du 14ème siècle qui surplombe le lac.

Oban : charmante petite ville portuaire animée de 8000 habitants.

Iles de Mull et Iona : Depuis Oban, un ferry m’a amené sur île de Mull. Après avoir fait un trajet en car, un court transfert en ferry m’amena sur la petite île voisine d’Iona. Cet endroit paisible est habité seulement par quelques familles et par beaucoup de moutons. En 563, il fut érigé un joli monastère, point de départ du christianisme.

Fort Willam : j’ai pris la télécabine pour pouvoir jouir de la vue sur le Ben Nevis, la plus haute montagne du Royaume Uni. Malheureusement il y avait du brouillard.

Château de Dunrobin : c’est le siège du clan et des Comtes et Ducs de Sutherland depuis des siècles. J’ai particulièrement aimé visiter cet endroit car les objets étaient très jolis mais surtout c’est qu’on aurait dit que les gens habitaient toujours ces lieux. Le château dressé sur une falaise est entouré de magnifiques jardins où l’on élève des faucons dressés pour la chasse.

 

Septième séjour - Londres et ses nouveautés

En ce 23 septembre 2003 ensoleillé, accompagnée de Françoise, c'est pour la 6ème fois que je mets les pieds sur territoire anglais. J'ai logé durant 5 jours à Londres dans le très charmant hôtel prénommé " hôtel Amsterdam ". Depuis ma dernière visite de Londres, en 1997, il y a eu pas mal des nouveautés construites particulièrement pour l'an 2'000 telles que :

- Pont du Millénium : il a été construit en fer pour facilité le passage d'une rive à l'autre de la Tamise. Il est réservé uniquement aux piétons.

- Grande Roue : ( London Eye) la plus grande au monde avec une hauteur de 135 m. Depuis une de ses capsules en verre j'avais une vue à 360 degrés sur Londres. Ce fut une excellente expérience mais j'ai trouvé le prix du billet très cher : Fr. 30.- !

- Le Globe : lieu où Shakespeare faisait jadis jouer ses pièces a été reconstruit à l'identique avec ses gradins circulaires et son toit de chaume.

- Building en verre noir et blanc : dans la cité, juste à côté de la Lloyd's, un gigantesque bâtiment en verre, en forme de ballon de rugby, se dresse à la verticale.

- British Museum : le plafond de la grande salle a été transformé par une immense verrière avec, à son centre, la belle et historique salle de lecture.

Comme j'ai tellement aimé Stratford-upon-Avon lors de ma visite en 1997, je n'ai pas pu m'en empêcher de faire 2h de train pour y retourner. Cette ville a su préserver son charme et son architecture typique.

Allemagne

Ce pays a une superficie de 257'000 km2. Il se compose de hautes montagnes, de chaînes moyennes et de contrées basses. L'Allemagne comporte de nombreuses frontières naturelles. Le nord du pays est délimité par la mer du Nord et la mer Baltique, le sud par les Alpes, le lac de Constance et le Rhin. Outre le Rhin, les principaux fleuves d'Allemagne sont le Danube, l'Elbe, la Weser et la Moselle.

Francfort : j’ai effectué un séjour linguistique à Bad Soden, petite ville à 12 km de Francfort, chez la famille Pernet, en avril 1994. Francfort, en bordure du Mein, est une métropole économique, ses gratte-ciel imposants le soulignent aussitôt. La Bourse la plus importante de l’Allemagne attire l’attention des investisseurs. La ville possède 2 ou 3 endroits charmants tels que la place Römer avec son hôtel de ville, sa fontaine et ses ravissantes maisons à colombages reconstruites, datant du Moyen-Age. Sinon, les gens sont horriblement froids et pas sympathiques.

Munich : mon deuxième stage linguistique s’est déroulé à Riemerling, village à 10 dizaine de km de Munich chez la famille Gann-Fluck. Munich est la capitale de la Bavière depuis 1918 et compte un peu près 1,3 million d’habitants. L’abondance unique de monuments historiques et de curiosités récentes, le charme et la beauté de la ville encadrée d’un environnement ravissant ont fait de Munich une des villes les plus attrayantes.

- Marienplatz : son emplacement est considéré comme le point central de la ville depuis sa fondation et c'est aussi un superbe lieu où les édifices sont plus beaux les uns que les autres. La Marienplatz peut s´enorgueillir de posséder deux remarquables monuments: la fontaine aux poissons (Fischbrunnen), située à l´emplacement de l´ancien marché aux poissons, la colonne de Marie élevée en l´honneur de la vierge Marie et l'ancien et le nouvel hôtel de ville. De là part l'élégante artère commerciale piétonnière avec la superbe façade de l'église St.Michalel. Elle prend fin au portail Karlstor (porte de l'ancienne muraille) pour déboucher sur l'immense Karlsplatz.

- Ancien hôtel de ville : presque entièrement détruit durant la guerre et restauré en 1953, cet édifice multiforme est un bel exemple du gothique bourgeois bavarois. Après avoir été autrefois l´unique bâtiment important sur la Marienplatz, il y occupe encore aujourd'hui une place privilégiée. Ne pas manquer d´admirer la salle du conseil et de bal ainsi que la dame en bronze située à l´extérieur du côté sud de la tour. Des couples d´amoureux offrent des fleurs à Juliette, un cadeau de Vérone, la ville italienne jumelée avec Munich. La tour abrite actuellement le musée des jouets.

- Nouvel hôtel de ville : on dirait une cathédrale. Cette prétentieuse construction monumentale, de style néogothique est l´expression de la nouvelle fierté bourgeoise du début du 20ème siècle. N'oubliez surtout pas d´admirer et d´écouter le carillon, de renommée internationale, se trouvant dans la tour et dont le mécanisme se met en marche trois fois par jour à 11, 12, et 17 heures. Très belle vue de Munich du haut des 80 m de la tour de l´hôtel de ville. La façade est rehaussée de nombreux personnages historiques. Tout en haut de la tour un petit moinillon veille sur la ville et rappelle l´époque de la fondation de Munich.

- Cathédrale Notre Dame : Avec ses dômes, sa silhouette se détache très clairement à l´horizon, la cathédrale gothique est le symbole par excellence de la ville de Munich. L´édifice est impressionnant avec ses deux tours de 99 m de haut coiffées chacune d´un dôme (possibilité de monter dans la tour sud) et du haut desquelles le visiteur peut jouir d´une vue magnifique sur Munich et les Alpes environnantes.

- Théâtre Cuvillié : ancien théâtre résidentiel de style Rococo. Bien qu'il ne soit pas grand, il est le plus beau au monde. Sa décoration intérieure est de couleur rouge et or.

- Jardin Anglais : Il se situe en plein cœur de la ville sur une superficie de 373 ha. Ce jardin est l´un des plus grands parcs au monde se trouvant à l´intérieur d´une ville. Selon les saisons, le parc offre la possibilité de faire toutes sortes d´activités. De longs sentiers pédestres, des pistes cyclables, de nombreux terrains de sport sur gazon tout comme quelques jardins de la bière se trouent dans des endroits idylliques attirent en été les sportifs et les promeneurs.

- Château de Nympenburg : Le parc avec son château et ses différents pavillons baroques sont situés à l´ouest de la ville. Le château, autrefois résidence d´été des souverains bavarois, compte parmi les curiosités de Munich les plus visitées. Avec sa magnifique décoration intérieure et son étonnante galerie des beautés exécutée pour le roi Louis Ier continuent de faire l´admiration du public. Le parc invite à la promenade avec ses arbres centenaires, ses petits cours d´eau et ses pavillons cachés dans la verdure.

Fribourg-en-Brisgau : ville attachante au pied de la Forêt Noire, où je me suis rendue plusieurs fois pour visiter son marché de Noël et faire du shopping. La vieille ville est magnifique avec ses fameux canaux et ses élégants et élégants bâtiments comme l’ancien et le nouvel hôtel de ville, la Martinstor, le magasin historique, l’église St. Martin et la cathédrale dont la construction a duré 300 ans.

Berlin : c’est en avril 1999 que j’y suis rendue. Cosmopolite et conviviale, Berlin, - où l’Est rencontre l’Ouest - se réinvente à chaque instant en redevenant aujourd’hui la fascinante métropole de l’Europe centrale qu’elle fut jadis. Déchirée par le tristement célèbre « mur de la honte », Berlin s’est recousue avec enthousiasme depuis le traité de la réunification de l’Allemagne en octobre 1990. Cela m’a vraiment étonnée de savoir que les monuments historiques se trouvaient dans la partie Est. Comme j’ai pu le constater, la partie qui était auparavant négligée est en train de devenir la plus belle.

- Eglise du Souvenir : située sur l'artère principale " Kurf¨rstendamm ", cette église pratiquement en ruine à cause des bombardements de 1943 a été reconstruite après 1960 à l'exception de son sommet arraché qui reste ouvert. Un architecte l'intégra à la nouvelle église, édifice octogonal moderne, aux vitraux encastrés dans les murs de béton et d'une chapelle au clocher hexagonal à l'ouest.

- Porte de Brandebourg : emblème de la ville et symbole de la réunification des deux Allemagnes et passage obligé. Pendant presque 32 ans, le Mur de 168 kilomètres a divisé la capitale en deux secteurs. Son monumental portique classique, de plus de 60 m de long, de 11 m de large et 26 m de haut, est surmonté du célèbre quadrige de la victoire. Après la chute du gouvernement communiste, le 22 décembre 1989, la réouverture de la porte est la démolition progressive du Mur marquèrent le début de la réunification de la ville. De là part la grande artère Unter den Linden entièrement rénovée, avec ses bâtiments et magasins modernes.

- Place Gendarmenmarkt : magnifique lieu où se dressent le Théâtre musical, la cathédrale française (1701) et sa copie conforme, la cathédrale allemande (1708).

- Place Potsdamer : depuis ces dernières années, c'est un lieu rempli de grues et pleins de chantier pour devenir un immense quartier tout neuf. Cette partie de la ville se rajeunit à une vitesse folle car l'on travaille 7 jours sur 7. Des multinationales envisagent d'en faire une plate-forme d'échange entre l'Est et l'Ouest rassemblant bureaux, logements, instituts culturels et magasins.

- Kaufhaus des Westens (KaDeWe) : centre commercial hors du commun avec sa taille prodigieuse de 60'000 m2 , sur 6 étages, il est aujourd'hui le troisièmes plus grand magasin du monde. On est assuré de trouver ce que l'on cherche : du simple bouton au vêtement de haute couture, du pain au caviar frais avec, dans chaque secteur, un choix exceptionnel.

Postdam : charmante, reposante et ancienne ville à tout juste quelques kilomètres de Berlin. Ici, le rouge et le jaune donnent le ton : les maison bourgeoise baroque qui bordent la zone piétonne affichent leurs façades ocre, tandis que les petites maisons hollandaises sont en briques rouges et se serrent les unes contre les autres dans le fameux et authentique quartier hollandais échappé par miracle aux ravages de la seconde guerre mondiale.

- Porte Nauener : édifice néogothique muni de créneaux et flanqué de deux tours pointues. L’architecte s’inspira du château écossais d’Inverary. Il marque, au Nord, l’entrée dans la vieille ville.

- Porte Brandenburger : joli arc de triomphe de style romain aux proportions plus modestes.

- Château Sans Soucis : édifice rococo, fastueux et raffiné peint d’un jaune lumineux. Dans le parc se trouve une galerie d’image et un magnifique pavillon de thé chinoise

 Tchéquie

Prague : voyage en car dans cette capital enneigée en mars 1996 en compagnie de Françoise. Prague représente un ensemble unique de monuments historiques dominé par le Château de Prague situé largement au-dessus de la ville. On y trouve des spécimens de tous les styles et mouvements artistiques. Le centre historique de la ville s'étend sur les deux rives de la rivière Vltava et il est formé par 6 parties, autrefois des villes indépendantes, unies au 18e siècle. Ce sont la vieille ville, le quartier de Josefov (la partie conservée de l'ancienne Ville Juive - aujourd'hui une partie de la Vieille Ville), la Nouvelle Ville, le Petit Côté, Hradchine et Vysehrad. C'est ici également que la plus grande quantité de monuments historiques, musées et galeries est concentrée.

Nommée la ville d’or, Prague s’est refait une beauté. Ses façades aux ornements Renaissance et Baroque, resplendissent d’un éclat nouveau. Principalement autour de la superbe place piétonne de la vieille ville où les constructions, aussi belles les unes que les autres, différent jusque dans les moindres détails – toits – fenêtres ou portes – et leurs couleurs relèvent d’une palette peu conventionnelle mais harmonieuse : mandarine, pistache ou citron vert. Le rose de l’Hôtel de Ville s’intègre bien au cadre et sa grande attraction est l’horloge astronomique du XVe siècle. Les 12 apôtres y apparaissent aux heures entières entre 9.00 - 21.00 h. Dans la partie inférieure est placée une plaque calendaire avec des signes du zodiaque par Josef Manes. La place est également dominée par l'église baroque Saint-Nicolas et du palais rococo Kinsky dans lequel est placée aujourd'hui la collection de l'art graphique de la Galerie Nationale.

La ville juive de Prague est née au 13e siècle. Le quartier de Josefov représente l'ensemble de monuments juifs le mieux conservé en Europe. L'exception faite de la synagogue Vieille-Neuve. Le vieux cimetière juif est né dans la moitié du 15e siècle et servait de lieu d’enterrement jusqu’en 1787. Parmi 12'000 pierres tombales gothiques, renaissance et baroque se trouvent également les tombeaux de Mordechaj Maisel et de Jehuda Loew.

Le Pont Charles est le plus ancien de Prague. Long de 515 mètres et large de 10 mètres, ce pont bordé de 30 statues permet de rejoindre la rive de la Vltava où se trouve du haut de sa colline l’imposant château.

Le château est le monument culturel national, symbole du développement datant depuis plus de mille ans de l'Etat de Bohême. Depuis sa naissance dans le dernier quart du 9e siècle, il se développe sans interruption durant tous les mille cents ans. C'est un complexe monumental de bâtiments de palais, administratifs, de l'église, de fortification et d'habitation qui datent de toutes les époques de style. Il s'étend autour de trois cours du château sur une superficie de 45 hectares. Originalement, il était le siège de rois et de princes de Bohême, depuis 1918 siège du Président de la République. Avant de quitter ce lieu, j’ai parcouru la Ruelle d’Or, impasse étroite dont les irrésistibles maisonnettes aux teintes pastels abritent actuellement des boutiques. Franz Kafka y travaillait entre 1916-1917 dans la maisonnette no 22.

J’ai profité d’acheter un petit chat en cristal de Bohème puisque la république tchèque est synonyme de cristallerie et de
verrerie.

 Pays-bas

A l'exception de quelques collines, une grande partie du territoire néerlandais est formée de plaines alluviales situées au niveau de la mer ou au-dessus. Environ la moitié de la superficie des Pays-Bas, soit un peu plus de 2 millions d'hectares est consacrée à l'agriculture de toutes sortes. La seule région comprise entre Amsterdam et Rotterdam produit plus de fleurs coupées que le reste du monde.

Le moment idéale pour visiter ce magnifique pays se situe vers la fin avril, début mai, pendant la fleuraison des plantes à bulbe. Les campagnes entre Haarlem et Ley sont grandioses avec leurs champs de fleurs multicolores. Un spectacle magnifique pour les yeux.

Les moulins à vent n'ont plus qu'une fonction décorative mais ils tenaient autrefois un rôle essentiel à la survie du pays. Sans moulins pour pomper l'eau, la création de polders aurait été impossible dans le nord de la Hollande et la campagne n'aurait jamais pu être asséchée. Les 950 moulins sont pratiquement tous classés monuments historiques et 200 env. tournent encore. La région vue d'avion est unique avec ses pôles d'air, sa verdure et ses petits lacs.

Amsterdam : je me suis rendue 2 fois avec maman dans la ville de Rembrandt. La 1ère fois fut à la fin avril 1996. A cette période, des quantités innombrables de narcisses, jacinthes et tulipes s'y épanouissent et transforment ainsi ce pays plat en un tapis d'une beauté sans égal. La 2ème fois, c'était en septembre 2000. C'est un pays que je voulais déjà visiter à l'âge de 4 ans car j'étais fascinée et je le suis encore, par les moulins à vent, les sabots et les tulipes !

Amsterdam est l'une des destinations les plus touristiques d'Europe car ses rues sont intimes et à l'échelle humaine et l'on s'y sent aussitôt comme chez soi. Cette superbe ville romantique, remplie d'anciens vélos noirs, se visite au fil de l'eau lors d'une balade en bateau-mouche sur les charmants canaux ou à pied. Il ne faut pas oublier le fameux marché aux fleurs flottant le long du Singel et de se rendre sur la place du Dam, bordée par le palais royal (hôtel de ville) et d'où débouche la grande artère commerciale qui mène tout droit à la remarquable gare centrale. Les musée d'Anne Franck et de Van Gogh, le pont Magere, les parcs et les divers placent valent vraiment le coup d'œil.

Amsterdam est un des hauts lieux de l'architecture. Cette dernière est tout simplement superbe avec ses maisons à pignon aux larges fenêtres sans rideau, sans volet et aux façades en pierres Cet extraordinaire décor vivant, méticuleusement soigné, fait d'Amsterdam une ville musée exceptionnelle. Une cité où l'eau donne le tempo tout au long de ses canaux enjambés par d'innombrables ponts. Amsterdam vit au bord de l'eau mais également sur l'eau : péniches, bateaux ou simples maisons flottantes, souvent fleuries d'un jardinet, font le bonheur d'autant de privilégiés.

Amsterdam a malheureusement son côté sombre. Pourquoi pas un petit détour du côté des " vitrines " ? Ce quartier chaud le plus excessif d'Europe m'a donné l'impression d'être transportée dans un quartier sordide de Bangkok. Les badauds défilent devant les vitrines des prostituées de tout âge sans même avoir l'intention d'entrer. Juste plus loin se situe le quartier gay. Amsterdam est reconnue comme capital européenne de l'homosexualité. De nombreux magasins et marchands ambulants vendent sans se cacher de la drogue et du chanvre. Les bars les plus recherchés par une certaine clientèle qui aiment fumer de l'herbe sont les fameux "cafés bruns ", qui doivent leur nom à leurs boiseries de couleurs foncées et à leur couche de nicotine sur les murs et aux plafond.

Les moulins à vent n'ont plus qu'une fonction décorative mais ils tenaient autrefois un rôle essentiel à la survie du pays. Sans moulins pour pomper l'eau, la création de polders aurait été impossible dans le nord de la Hollande et la campagne n'aurait jamais pu être asséchée. Les 950 moulins sont pratiquement tous classés monuments historiques et 200 env. tournent encore.

La région vue d'avion est unique avec ses pôles d'air, sa verdure et ses petits lacs. En deux mots, ce fut vraiment de merveilleuses vacances avec le soleil au rendez-vous. Amsterdam est la base idéale de laquelle j'ai participé aux excursions suivantes :

Keukenhof : superbe parc (28 hectares) de fleurs qui est d'ailleurs la plus grande exposition florale du monde comprenant 7 millions de tulipes, narcisses, jacinthes, et autres bulbeuses, arbustes en fleurs et plantes, la plupart en plein air.

Volendam : pittoresque village de pêcheurs aux belles maisonnettes en bois au bord du lac d'Ijsselmeer. Le port et la grand-rue sur la digue sont bordés de magasins de souvenirs et de bars.

Marken : depuis Volendam, j'ai pris le bateau pour rejoindre ce typique village aux maisonnettes vertes. Charmant endroit portuaire, où les costumes traditionnels sont encore portés. Son centre est interdit aux voitures.

Alkmaar : lieu le plus célèbre du marché au fromage des Pays-Bas. J'ai pu assister à une compétition entre les équipes de la Guilde des porteurs de fromage. Ces derniers sont transportés par quatre hommes portant le costume traditionnel.

Zannse Schans : ce village-musée se compose de maisons de couleur verte, de moulins et de petits magasins du XVIIe siècle. Il y a un artisan du cuivre, un fabricant de fromage et de sabots et un musée du costume.

 Autriche

Ce pays s'enivre des fragrances épicées de ses forêts de sapins et escale les flancs de ses montagnes jusqu'à parvenir là où les sommets escarpés se reflètent dans les eaux de paisibles lacs. Elégance de Vienne, charme sans égal de Salzbourg, valses et Danube, c'est tout simplement le rêve romantique qui s'est offert à moi.

Seefeld : depuis Munich, j’ai profité de me rendre dans cet attrayant village touristique enneigé. Le cadre somptueux est situé dans un charmant bassin d’une largeur peu commune abrité par de superbes montagnes.

Vienne : petite escapade de 5 jours en juin 1997 en compagnie de Françoise. Cité qui a su rester très classe tout au fil des années. Les rues de la capitale sont pavées de culture. Vienne a associé son nom à la musique et lui rend hommage à ses grands compositeurs comme Mozart. D’emblée, comme surgie de nulle part, une tendre valse à trois temps vous met vite dans l’ambiance. Ce n’est pas par hasard que de grands musiciens, dont les compositions continuent d’envoûter le public, sont nés ou ont travaillé ici. Les rues, les monuments, les jardins évoquent le passage du divin Mozart, de Gustav Mahler ou de Richard Strauss. Le centre ville, au contraire des autres capitales, est incroyablement bien entretenu et ses citoyens très bien habillés., j’ai même aperçu des hommes se baladant avec un n½ud papillon au cou. C’est sur le Ring, un époustouflant boulevard circulaire que se trouve l’hôtel de ville, musées, palais et l’opéra. Au centre de cette ceinture on découvre la vielle ville. Les plus admirables bâtisses dont je me rappelle à ne surtout pas manquer :

- Cathédrale Saint-Etienne : sa flèche est devenu au fil des siècles le symbole de la ville. Avec des tuiles vernies de couleurs grises, beiges et noires, son toit aux motifs géométriques est somptueux. A l’intérieur, le regard est attiré par la chaire, chef d’½uvre du gothique flamboyant, joliment travaillée.

- Hofburg : il se dresse dans un superbe cadre architctural, c’est la ville dans la ville. La partie la plus récente (Neue Burg) abrite plusieurs musées.

- Parlement : devant lui, mes yeux furent ébahis de sa beauté. C’est de la Grèce antique, que s’inspira Theophil von Hansen pour l’ édifier entre 1874 et 1883. L’architecte couronna l’édifice de quadriges ( char antique attelé de 4 chevaux de front) conduit par les Victoires ailées. Les statues qui ornent la rampe sont celles de l’historiens antiques. La fontaine, en avant du bâtiment, est dominée par la statue de Pallas Athénée, figure symbolique de la sagesse politique.

- Maison Hundertwasser : avec cette architecture peu conventionnelle, le peintre viennois Friedenreich Hundertwasser voulait protester contre la monotonie des constructions urbaines. La variété des couleurs et une imagination débordante qui refuse de se laisser enfermer dans un carcan font toute l’originalité de cet artiste.

- Château de Schönbrunn : au-delà de l’imposant portail d’entrée, la cour d’honneur annonce les majestueuses dimensions de l’ensemble. Une partie seulement des 1441 pièces que compte le palais est aménagée pour la visite.. La façade sud ouvre sur un jardin à la française dont le plan géométrique. A son extrémité se trouve un belvédère.

 Hongrie

La suite de mon séjour à Vienne s'est déroulé 2 jours en Hongrie, la capitale de ce pays de l'Est. Ce pays relativement petit compte environ 11 millions d'habitants, dont un cinquième vit dans la capitale.

Budapest : mon arrivée à la gare ne fut pas des plus joyeuses : la nuit était déjà tombée, sur le quai les gens se ruaient sur moi pour me louer une chambre d'hôtel ou me prendre en charge dans leur taxi. Tout autour de moi il y avait des personnes saouls, des sans abris, des policiers avec leur mitraillette et des pickpockets.

Budapest est la plus grande ville de la Hongrie mais aussi un grand centre économique, avec sa population estimée à environ 2'016'000 habitants. La ville doit avant tout sa beauté à son site : elle s'étend sur les deux rives du Danube, là où les derniers contreforts escarpés de la Dorsale hongroise viennent à la rencontre de l'immense plaine Pannonique. Le Danube a longtemps séparé les villes indépendantes : Buda et Peste reliées par sept ponts élégants telles que les ponts : Elisabeth, des Chaînes et de la Liberté. Budapest est bien développée mais malheureusement la richesse côtoie la pauvreté de très près.

Le secteur verdoyant de Buda est plus ancien. Il rassemble des dizaines d'édifices historiques, des quartiers médiévaux, des rues pavées, le quartier du château royal et l'église Mathias. Un funiculaire relie ce lieu. A quelques mètres de là, le somptueux Bastion des Pêcheurs, une pure merveille architecturale à la " Disney ". C'est une plate-forme d'observation bâtie en 1905 et baptisée du nom de la guilde des pêcheurs chargée de défendre cette partie des murailles au Moyen Age. Surmontée de sept tourelles étincelantes (représentant les sept tribus magyares qui pénétrèrent dans le bassin des Carpates au IXe siècle), de colonnes, de galeries et d'une statue équestre de saint Etienne, le bastion offre des vues superbes en surplomb sur la ville. Ce monument rend hommage aux valeureux pêcheurs qui ont défendu Buda au Moyen Age.

C'est du côté de Pest que bat le cœur du Budapest moderne, il rassemble les administrations, les grands magasins, les musées et la vie nocturne. Sur cette rive, pas de colline et pourtant tant de choses à voir au long des rues piétonnes animées et de boulevards imposants. Il ne faut surtout pas oublier de voir au bord du Danube le Parlement. Avec ses arcades et ses clochetons néogothiques il évoque bel et bien le palais de Westminster à Londres. Sur la place des Héros j'ai pu voir le monument du Millénaire, érigé en 1896. Il représente l'archange Gabriel juché au sommet d'une colonnade de 36 m de haut. La ville basse abrite aussi le musée national, l'université d'État et de nombreux services publics.

La cuisine hongroise qui utilise largement le piment est en général assez épicée. Paprika veut dire piment en hongrois. Les plats les plus typiques sont la goulache (à base de morceaux de viande de bœuf, de pommes de terre et de gnocchis), le poulet à la sauce de paprika servi avec des gnocchis, et le choux farci.

Voici quelques mots utiles d'hongrois:

Bonjour : jó reggelt / Svp : kérem
Bonsoir : jó estét / Merci : köszönöm

 Espagne

 Andalousie

On imagine souvent l'Andalousie déroulant en continu des paysages brûlés de soleil au long d'une mer constamment douce. Vision bien restrictive : l'Andalousie est sans doute l'une des régions d'Espagne les plus variées, très structurées d'est en ouest par des reliefs nettement prononcés. L'Andalousie comprends des régions très diverses. Elle a cependant une personnalité très marquée par son habitat, ses villages ou quartiers anciens, aux rues bordées de maisons blanches ornées de grilles en fer forgés s'entrouvrant sur de frais patios fleuris. C'est ce que j'ai pu constater lors de mon séjour dans cette région au mois de mai 1998.

Les plats culinaires les plus connus sont : le gazpacho qui consiste en une soupe froide à l'huile et au vinaigre, parfumée d'ail et garnie de concombre et de tomate. La paella est faite à base de ris au safran garnie de poulet, de porc, de coquillages et de gambas. La tortilla (omelette aux pommes de terre et aux oignons) est un plat qui se sert froid ou chaud.

Le flamenco est un art très ancien traditionnel du sud de l'Espagne qui combine des influences wisigothes, gitanes et maures. Il est décliné par des chants intense et grave et par des autres plus vifs. Les différentes danses sont rythmées par des frappements de mains, des claquements de doigts, des furieux battements de talons et des roulements de castagnettes. Les danses sont hautes en couleurs et expressives.

La corrida, à ce que prétendent les Espagnoles est un art. En ce qui me concerne j'affirme que c'est un horrible spectacle de souffrance qui devrait être interdit. Dans toutes les grandes arènes, des corridas ont lieu chaque dimanche de mars en octobre. Ce ballet de la mort est une rencontre rituelle entre l'homme et le taureau. Dans une corridas traditionnelle, trois matadors combattent six taureaux. Ce spectacle de deux heures et demie s'ouvre sur une musique de paso doble. Les picadors, armés de piques et montés sur leurs chevaux doivent blesser l'animal avec des harpons pour l'affaiblir avant de le tuer. Je vous passe bien entendu les détails car ça me donne envie de vomir.

Grenade : visite de la grandiose Alhambra. C'est une forteresse d'un luxe incroyable. Comme dans les Mille et une Nuits, elle tient lieu de château aux sultans arabes jusqu'en 1492. Le stuc est omniprésent à l'extérieur comme à l'intérieur, finement découpé, parfois sculpté à jour, travaillé en méplat avec un léger modelé qui accroche la lumière. C'est surtout dans la cour des Lions que j'ai pu admirer la diversité de la grandiose architecture arabe. Edifiés au 14e siècle, les bâtiments des palais nasrides se situent autour de la cour des Myrtes et de la cour des Lions. Les voûtes a stalactites, les coupoles, les stucs gravés, les cours aux élégantes arcades en font de véritables joyaux où tous les éléments architecturaux ont été conçus pour jouer avec l'eau et la lumière.

Cordoue : dans le centre de la ville se trouve une puissante mosquée arabe du VIIIe siècle. Les trois civilisations sont représentées ici : l'islamique par sa remarquable mosquée, la chrétienne par la cathédrale qui fut étrangement imbriquée dans la mosquée, et la juive, par ce quartier qui a conservé sa synagogue. Avec ses 850 colonnes de jaspe, c'était la plus grande mosquée après la Mecque. Par la suite une église fut construite à l'intérieur. La vieille ville est ravissante avec ses nombreuses ruelles typiques, ses maisons soignées et les patios fleuris qui vont si bien avec le blanc des façades. Comme j'aime la photographie, l'étroite ruelle de Las Flores est l'image emblématique de Cordoue faire de belles et originales photos. J'ai cadré exactement le minaret-clocher de la mosquée entre les murs blancs où sont accrochés d'innombrables pots de fleurs.

Séville : capitale de l'Andalousie, quatrième ville d'Espagne et de Don Juan, qui a accueilli l'Exposition Universelle de 1992. J'ai visité l'Alcazar (ancien château arabe avec ses parcs), la cathédrale, le ravissant quartier de Santa Cruz avec ses rues enchanteresses, la tour dorée et la place de l'Espagne. Sur cette place un bâtiment en demi-cercle entoure cette belle place et ses bassins. Le long de cet édifice 58 bancs en azulejos représentent les provinces espagnoles illustrées chacune par un épisode de son histoire. avec ses canaux et ses ponts

Gibraltar : enclave britannique. J'ai fait le tour du rocher en minibus. La ville et son port s'étendent sur le flanc du rocher et dominent la baie. Les rues sont bordées de pubs anglais et de boutiques de détaxe proposant entre autres alcools, parfums, appareils photos… L'unité monétaire locale est la livre gibraltarienne, équivalente à la livre anglaise, mais les magasins acceptent également les livres sterling et les pesetas. Sur la face ouest, les singes vivent à l'état sauvage.

Marbella : elle est située au fond d'une baie abritée par la sierra Blanca. C'est l'une des stations balnéaires les plus chères de la côte andalouse, d'où le lieu de prédiction de la jet-set. De luxueux hôtels, des quartiers élégants et des terrains de golf font le bonheur des célébrités du monde entier.

Malaga : ville entourée de murailles, construite au bord d'une baie magnifique au cœur d'une région recouverte de végétation tropicale. Le quartier moderne, entre le port et les arènes, regroupe les bâtiments officiels de cette cité. Le malaga est également un vin d'apéritif et de dessert, liquoreux et corsé, produit par les vignobles plantés sur les collines qui entourent la ville.

 

Barcelone

Visite de 4 jours dans la capitale Catalogne en novembre 2000. La célébration des jeux olympiques de 1992 a favorisé la réalisation de grands projets d'urbanisme, déterminants pour la physionomie de la ville. La partie que j'ai le plus aimée fut le quartier Gotique qui se trouve dans la vielle ville. C'est là que se regroupent les plus anciens monuments tels que la cathédrale avec son joli cloître. Les alentours sont également pleins de recoins surprenants.

Antoni Gaudi (1852-1926) est le chef du modernisme. Il réalisa à Barcelone une œuvre visionnaire dont les formes dynamiques et audacieuses pour l'époque firent de lui un des plus grands architectes de tous les temps. La Sagrada Familia, les maisons Milà et Batlló, le parc Güell comptent parmi ses œuvres les plus spectaculaires Goût du détail, dimensions surprenantes et recherche de couleurs y illustrent les principes du modernisme.

- Sagrada Familia : Gaudi décida de créer une œuvre audacieuse pour cette cathédrale au fort symbolisme. Si le maître n'a pas pu mené à bien son projet du à sa mort, les travaux continuent de se poursuivre. Avec ses hautes flèches, la Sagrada Familia est sans conteste le symbole de la ville.

- Casa Milà : aux lignes serpentines de la façade ornée de balcons en fer forgé répondent les forment inquiétantes des cheminées du toit qui évoquent des chevaliers en armure. Cette demeure abrite des expositions.

- Casa Batlló : cette maison fut réalisée par A. Gaudi en 1905. Elle est caractérisée par la profusion décorative, la couleur, la sensualité et le modernisme. Le toit à la forme déformée est fait de tuiles en céramique imitant les écailles d'un dragon. Les petites tourelles et une croix embellissent le haut du bâtiment. Les mosaïques polychrome revêtent la façade déformée. Les colonnes du bas sont inspirées du trumeau. Les curieux balcons sont fait de fer forgé. Les grandes fenêtres en saillie sont réalisées à la façon des bow-windows. Les colonnes et les arcs du rez-de-chaussée sont en pierre.

- Parc Güell : il est inscrit par l'Unesco sur sa liste du patrimoine mondial. Selon le projet de Gaudi, ce devait être une cité-jardin, mais elle est restée inachevée dont seules deux maisons furent construites. Le parc qui occupe une position privilégiée ménage de belles perspectives sur la ville. L'escalier, présidé par un fabuleux dragon en mosaïque, m'a conduit à la salle dont le superbe plafond en mosaïque est soutenu par 86 colonnes dorique. Je me suis aussi assise sur le célèbre banc ondulé recouvert de mosaïque. A l'entrée du parc se trouve deux.

- Quartier gothique : coeur historique de la ville avec ses nombreuses ruelles imbriquées et ses petites places accueillantes, a su conserver un charme tout médiéval, reflet de la puissance de la Catalogne d'alors en Méditerranée. La cathédrale avec sa flèche haute de 70 m, renferme maints trésors dont le chœur, le sarcophage et le Christ. Dans l'admirable cloître, planté de palmiers et de magnolias, s'élève la fontaine aux oies, où s'ébattent ces palmipèdes.

- La Rambla : Sur l'immense place Catalunya débouche la Rambla, longue de 2 kilomètres. C'est l'artère la plus célèbre et la plus animée de la ville. En permanence une foule de Barcelonais et de touristes se promène sous les platanes entre les marchands de fleurs et d'oiseaux et les kiosques à journaux.

- Village espagnole : village-musée en plein air qui rassemble des reconstitutions de rues et des places typiques des différentes régions d'Espagne. Je suis passée ainsi d'une petite place castillane à la rue toute blanche d'un village andalou fleurie de géraniums.

- Palais national : ce fut l'édifice principal de l'exposition nationale de 1929. Ce palais offre une remarquable perspective sur l'avenue de la Reine Maria Christina et la place de l'Espagne. Il accueil le musé national d'art de Catalogne.

 

Ile de Majorque

Petite escapade du 18 au 25 octobre à Majorque dans la station très animée de Palma Nova. Majorque est la plus grande île des Baléares avec 700'000 habitants dont la moitié vive à Palma, la capitale. Le tourisme est l'atout majeur pour l'économie de l'île. Le principal attrait sont les 550 km de côte, au long de laquelle les criques et les plages rivalisent de charme. Mais Majorque offre d'autres richesses que simplement du sable, de la mer et du soleil. J'ai pu m'en rendre compte en faisant une excursion dans le Nord-Ouest de l'île : des murets en pierres retiennent les terrasses où poussent des oliviers aux troncs tordus et noueux, des chênes et des amandiers. Disséminés dans les terres fertiles, des moulins à vent pompent les eaux souterraines pour irriguer les champs. L'industrie des pierres artificielles et de la chaussures prennent une place importante également. Le sommet le plus haut est le Puig Major (1'445 m). Il se trouve dans la sierra de Tramuntana, dans le Nord-Ouest du pays.

Palma : la capitale est peuplée de 350'000 âmes. La cathédrale domine majestueusement le front de mer. La vielle ville avec ses nombreuses ruelles piétonnes regorgent de petites boutiques commerciales, de charmantes églises et de jolis bâtiments. Petits, grands et luxueux bateaux viennent s'arrêter dans le grand port. La baie de Palma abrite, sur plus de 20 km de bord de mer, des hôtels. Cela enlève énormément le charme de la côte.

- Cathédrale : de style gothique, sa construction date du XVIe siècle. La façade qui donne face à la mer est un véritable joyau du gotique espagnole. Longue de 121 m, large de 55 m et haute de 44 m ; son intérieur splendide et lumineux se compose de trois nefs. La nef centrale est la plus large et l'une des plus hautes du monde. L'imposante rosace a un diamètre de 11 mètres. Les bas-côtés abritent 18 chapelles.

- Eglise saint François : son cloître gothique avec ses arcades minutieusement découpées en plusieurs lobes a beaucoup de valeur, de même que son portail, oeuvre de Francisco Herrera.

- Rambla : grande artère dont l'allée centrale est piétonne. Elle est principalement occupée par de petit magasins en plein-air à fleurs et par des promeneurs.

- Village espagnole : village musée en miniature reconstituant les maisons les plus caractéristiques de chaque région d'Espagne.

- Divers superbes monuments : il ne faut surtout pas manquer les bâtiments telles que la Llotja, les bains arabes, l'hôtel de ville, le château de Bellver…

Portocristo : sous le sol calcaire de l'île se trouvent de superbes grottes. J'ai visité celle du dragon où les gouttes ont façonné d'impressionnantes stalactites et stalagmites. La vaste salle, où se trouve le grand lac Martel (lac souterrain le plus grand au monde) qui dévoile fièrement sa prodigieuse transparence, a été aménagée en amphithéâtre pour assister à un concert classique dont les joueurs sont sur des barques illuminées.

Port d'Andratx : lieu privilégié de yachts luxueux qui ont largement remplacé les bateaux de pêche.

Valldemossa : l'un des villages les plus jolis et les mieux conservés de Majorque avec celui de Deià. Un magnifique endroit tranquille bâti en pierre, célèbre surtout pour le séjour de George Sand et de Frédéric Chopin. La chartreuse se détache de la localité avec son clocher aux azulejos verts.

Port de Sóller : la meilleur façon d'accéder à cette ville consiste à emprunter le joli train à wagon de bois typique qui relie Palma à Sóller en 90 minutes. Yachts et voiliers côtoient désormais les bateaux de pêches dont la baie est bordées de cafés, de restaurants et magasins.

 Gibraltar

 Territoire britannique sur le détroit du même nom à l’extrémité méridionale de l’Espagne. Gibraltar a une superficie de 6 km2 et 28'000 habitants. Ce fut le premier point de conquête musulmane en Espagne (771). Gibraltar se trouve à 2 heures de route de Málaga, c’est un joli but d’excursion. Sur l’île il est préférable de se déplacer à pied qu’en voiture car la route est très étroite et sinueuse. Le nom de Gibraltar est une déformation de l’Arabe Jebel al-Triq, la Montagne de Tariq, du chef maure Tariq-ibn-Ziyad, qui prit le rocher en 711 et en fit un lieu privilégié pour conquérir l’Espagne. Il fut repris par les Espagnols en 1462 mais les Anglais s’en emparèrent en 1704. L’Espagne revendique toujours ce lieu.

La ville et son port s’étendent sur le flanc du rocher et dominent la baie. Les rues sont bordées de pubs anglais et de boutiques de détaxe proposant entre autres alcools, parfums, appareils photos… L’unité monétaire locale est la livre gibraltarienne, équivalente à la livre anglaise, mais les magasins acceptent également les livres sterling et les pesetas.

Dans cette petite ville se trouve un musée qui raconte la passionnante histoire de Gibraltar. A côté il y a la gare du tramway qui vous mènera au sommet du Rocher. En ce qui me concerne j’ai pris un mini bus qui m’a emmenée à mi-chemin à Apes’Den, repère des singes de Barbarie sans queue qui vivent en parfaite liberté sur le Rocher. Du sommet (426 m), j’ai eu une vue spectaculaire sur le Détroit et sur le Maroc.

 Belgique

Dans ce pays qui s'étend sur une distance de 230 km du nord au sud et de 290 km d'est en ouest plusieurs langues sont parlées. Dans la région flamande (58 % de la population) le néerlandais est la langue officielle. Dans la région wallonne (33 % de la population) le français est la langue officielle, sauf dans l'est de la province de Liège où l'allemand est la langue officielle. La région bruxelloise (10 % de la population) constitue la quatrième région linguistique où le français et le néerlandais sont les langues officielles.

Bruxelles : en revenant de Berlin (25 avril 1999), j’ai profité de faire un stop over de 4 jours dans la cité de Tintin. Bruxelles est le siège de la Commission européenne mais aussi du commandement général de l’OTAN.

La Grand-Place reste évidemment le coeur géographique et sentimental de la ville. C’est là que bat le pouls de la ville. Vivante, perpétuellement en mouvement, égayée chaque jour par le célèbre marché aux fleurs et le dimanche par celui aux oiseaux. La Grand-Place est surtout un chef-d’½uvre architectural qui marie les styles gothiques et Renaissance dans un extraordinaire ensemble de façades baroques. La plupart des bâtiments datent de la fin du XVIIe siècle. Autour de la place, s’alignent les élégantes maisons des corporations de métiers, dont les ornements, les pignons et les volutes font leurs beautés. De là, divergent de charmantes ruelles piétonnes où s’alignent restaurants, crêperies, boutiques et chocolateries. Au sujet des chocolats, c’est bien la 1ère fois que j’en vois autant.

A deux pas de la Grand-Place trône le plus célèbre et le plus insolent des citoyens de Bruxelles, le Manneken-Pis, statue de 60 centimètres de haut, sculptée en 1619. Un peu à l’extérieur de la ville se dresse l’Atonium, monument symbole de la ville, réalisé pour l’Exposition universelle de 1958.

Depuis cet endroit stratégique, j’ai visité les villes de :

Anvers : ville de diamantaires peuplée principalement de Juifs. Sa Grand-Place avec sa fontaine, son hôtel de ville et ses maisons des corporations : maisons des Tonneliers, des Charpentiers, des Drapiers, constituent un magnifique décor.

Gand : j’ai juste fait une courte halte dans cette ville. La seule chose que je peux dire c’est qu’il y a de magnifiques bâtiments longeant la rivière avec une superbe architecture.

Bruges : de toutes les villes des Pays-Bas, Bruges est la seule qui a su garder son ancienne identité. Son image est formée par ses maisons qui datent du XVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle. Plusieurs édifices sont les témoins de la puissance de Bruges au moyen-âge. Je ne l'ai pas visitée mais je me suis laissée conquérir par son charme, son romantisme et sa sérénité. Ici, au bord des canaux dont l'eau caresse doucement les quais, le temps prend une autre dimension. Comme pour imposer son tempo, la ville ne se découvre qu'à pied ou en bateau, au rythme de ses propres rêveries. La vieille ville est quelque chose de très typique avec ses maisons multicolores, les pignons et ses places. J'ai énormément aimé ce lieu idyllique. C'est aussi le pays de la dentelle faite main.

Portugal

Voyage de 8 jours pendant la semaine du 22 mai 1999. Le circuit a débuté au Nord pour finir au Sud de ce pays. Tout au sud de l'Europe, le Portugal bénéficie d'un climat si agréable qu'il a reçu le surnom de " pays de l'éternel printemps ". Petit pays aux paysages très variés, le Portugal ressemble assez à la Suisse.

Le Fado est un chant populaire aux accents nostalgiques. Il exprime toute la vague à l'âme portugaise. Les Azulejos sont des peintures sur carreaux de céramique. Cet art a connu beaucoup de succès que les Portugais ont tapissé de céramique l'intérieur et l'extérieur des bâtiments, des églises, des fontaines, des squares…

Porto : 2ème ville du pays avec 400'000 habitants. Elle est située sur deux collines et s'étend sur la rive droite du Douro. La plupart des rues dans cette cité sont très raides et très étroites. De jolis ponts enjambent le Douro et la ville est assez ancienne. Les balcons des habitations sont chargés de linges et la plupart des façades sont recouvertes de carreaux de faïence multicolores aux beaux dessins (azulejo), chose vraiment typique du Portugal. J'ai trouvé l'idée très astucieuse car cela donne un petit charme qui n'est pas ordinaire et cela protège en même temps de l'humidité

Coimbra : ville universitaire réputée pour sa grande et somptueuse bibliothèque qui m'a surprise par son extrême beauté.

Fatima : on peut croire ou ne pas croire aux apparitions de la Vierge à trois bergers en 1917. Aujourd'hui c'est un lieu célèbre de pèlerinage. Dommage que l'église soit vraiment petite et sans intérêt architectural, mais heureusement protégée des marchands du temple. Je m'attendais à bien mieux.

Batalha : il s'y trouve un superbe monastère de marbre qui mérite une attention particulière. C'est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique flamboyante portugaise du 14e siècle. J'ai pu voir à l'intérieur les tombeaux du fondateur de Joào 1er et de son épouse Philippa ainsi que le grandiose cloître Royal.

Obidos : charmant petit village que j'ai visité à pied car aucune voiture n'est autorisée étant donné ses adorables ruelles étroites joliment fleuries. Les petites maisons aux belles couleurs m'ont vraiment séduite. Endroit très mignon qui vaut le détour.

Lisbonne : c'est en ce lieu que se termine la fin du mon circuit. Ville de 2,2 millions d'habitants qui a été bâtie sur 7 collines. C'est grâce aux ascenseurs que l'on gravit ses hauteurs. Lisbonne a gardé un aspect très ancien. De très vieux et pittoresques tramways sillonnent la ville et juste au-dessous se trouve un excellent réseau de métros. De très beaux monuments tels que la tour de Belém et celui des Navigateurs embellissent la ville ainsi que de jolies places, le Pont du 25 Avril et le quartier du château ne m'ont pas laissée indifférente.

A quelques kilomètres de là, perché sur les hauteurs, se situe le Palais Pena : style à la Disneyland romantique qui dresse ses murailles jaunes canari et ses tourelles rouge cumin sans fausse pudeur. Un lieu très surprenant et pleins d'audaces.

 

Ile de Madère

C’est juste avant minuit, en ce 27 mai 2004, que mon avion atterrit sur l’île de Madère. Mon séjour sur cette charmante île portugaise va durer 7 jours durant lesquelles je vais visiter l’Est, l’Ouest et le centre de Madère.

Madère est une île volcanique perdue au milieu de l’Atlantique à 500 km des côtes marocaines. Sa superficie est de 57 km dans le sens E-O sur 22 km dans l’autre sens. Madère est une sorte d’éden appelé la «perle de l’Atlantique », compte 260'000 âmes. La douceur du climat tout au long de l’année et le relief tourmenté captent l’humidité et favorisent une végétation semi-tropicale d’une folle exubérance. Dans les jardins et les campagnes fleurissent les oiseaux du paradis, hibiscus, agapanthes, genêts, euphorbes, fuchsias et bougainvillées. Sur les terrasses et le long des ravins, bananiers, vigne et canne à sucre complètent ce fantastique tableau.

Les paysages sont aussi variés que les espèces végétales. Les paysages sont grandioses : pics de basalte se dressant à 2'000 m d’altitude, falaises dominant des abîmes insondables, hauts plateaux désertiques évoquant l’Islande… L’homme a colonisé le moindre espace, accrochant grâce aux terrasses, les maisons au creux des falaises en aplomb sur une mer d’un bleu profond ou accumulant les villages sur les couloirs étroits des vallées. Seul le centre, encore sauvage et inhabité, offre d’inépuisables possibilités aux randonneurs. Les routes sont assez étroites, pentues et en contours. On roule en moyenne à 40 km/h.

Madère vit principalement du tourisme. Ensuite vient l’exportation d’objets en osier, de bananes et de fleurs.

Funchal : capitale de l’île avec ses rues pavées de mosaïques blanches et noires. Son front de mer est agréable pour se promener. Elle regroupe presque la moitié de la population de l’île (120'000 habitants) et la plupart des hôtels prennent place sur la colline dominant la ville.

- Parc Santa Catarina : surplombant la baie, il s’étage par paliers au-dessus de la petite chapelle fondée par Zarco (la plus ancienne église de Madère). Les allées bordées de fleurs et d’arbres offrent une promenade agréable.

- Praça do Municipio : elle est bordée par l’ancienne église jésuite et par l’hôtel de ville, installé dans un palais du XVIIIe siècle. Dans ses alentours se trouve l’agréable quartier piétonnier.

- Cathédrale Sé : construite à la fin du XVe siècle, elle est la première cathédrale construite par les Portugais hors d’Europe.

- Avenue Arriaga : belle artère de Funchal pavée de mosaïques noires et blanches, bordée de belles constructions et de jacarandas mauves.

- Le mercacado dos Lavradores : le plus grand marché de la ville où affluent chaque matin les camions chargés de fruits, de légumes et de poissons des paysans de l’île. Les fleurs exotiques sont vendues par des fleuristes en costumes typiques. L’endroit est plein de couleurs et d’odeurs.

- Casino : il a été dessiné par l’architecte Oscar Niemeyer. Sa construction ronde ressemble étrangement à une soucoupe volante.

- Jardin botanique : situé à 3 km à l’est de Funchal, il est aménagé autour d’une quinta, c’est l’un des plus beau et des plus complets de la ville. Depuis ce lieu j’ai eu une belle vue sur la baie.

Monte : un belvédère sur les hauts de Funchal (6 km) où s’élève l’église Nossa Senhora. A contrebas, des hommes attendant les touristes pour une descente vertigineuse de 2 km sur un traditionnel petit traîneau en osier glissant sur des poutres : les fameux carros de cestos.

Camacha : petit village connu pour sa vannerie. L’osier recueilli dans les vallées humides de la côte Nord est tressé en paniers, fauteuils, chaises longues, meubles de jardin et aussi en grandes hottes utilisées pour tous les travaux de la terre.

Santana : village qui a sauvegardé quelques maisons typiques pointues (triangle) en bois, peintes de couleurs vives et couvertes d’un toit de chaume qui tombe jusqu’au sol. Un site particulièrement protégé grâce à la vigilance de l’administration communale et du tourisme local qui veillent à maintenir ce vrai décor pour conte d’Hansel et Gretel.

Vallée des Nonnes : la route qui mène jusqu’au col Eira do Serrado (1'094) est escarpée et les virages sont serrés. La vue sur les montagnes et sur le village de Curral das Freiras est à couper le souffle : comme la montagne est très raide (presque à la verticale) l’homme a construit des terrasses pour y bâtir des maisons. Vraiment très impressionnant !

Serra de Àgua : des paysages surprenants entourent cette vallée verdoyante au plein c½ur de l’île. Le pic do Galo Encumeada, une montagne verdoyante, à la forme très spectaculaire entourée de terrasses, se dresse somptueusement dans ce fabuleux paysage.

São Vincente : la route spectaculaire très étroite qui mène à ce lieu a été audacieusement creusée dans le rocher. Gare au vertige ! Ce n’est ainsi qu’une succession de ravins abrupts dans lesquels se précipitent les eaux descendues de Paul da Serra. A São Vincente une petite chapelle s’est adossée à un rocher pour ne pas être aperçue de la mer par les pirates.

Porto Moniz : les astucieux habitants de l’endroit ont profité de l’architecture capricieuse d’une coulée de lave figée dans la mer, devenue solide comme du roc pour y aménager d’étonnantes piscines naturelles faites par des coulées de lave noire. Leur eau de mer est renouvelée à chaque marée.

Les spécialités de Madère sont :

- Le poisson espada : poisson-épée, vedette des poissons de l’île. Il mesure env. 1 mètre et ressemble à une énorme anguille d’un noir anthracite. Ses yeux énormes et sa large gueule plantée de dents acérées sont proprement terrifiantes. On le pêche entre 800 m et 1'500 m de profondeur, avec de longues lignes.

- L’espadata : brochette de boeuf, installée verticalement sur la table, suspendue pointe en bas.

- Le vin de Madère : c’est un mélange de moût de raisins blancs et de raisins rouges avec une adjonction d’eau-de-vie. Mis en fûts, le vin est ensuite laissé à vieillir pendant un an ou plus.

Russie

 Tour de 8 jours dans les belles villes de Moscou et de Saint-Pertersbourg du 10 au 17 juillet 1999. Ces deux villes sont les plus importantes mégapoles de Russie. Ce pays, le plus vaste du monde, se déploie sur 2 continents et couvre 11 fuseaux horaires. 75 % de son territoire se déploie en Asie, le ¼ non asiatique représente à lui seul plus de la moitié de l'Europe.

L'alphabet cyrillique dérive en fait de l'alphabet grec. Cette écriture est dur à apprendre car les caractères ne sont pas les mêmes que les nôtres.

Les plats typiques sont la Vodka, le caviar et le borsh : soupe de betterave servie avec une cuillère de crème. La température à cette période de l'année fut étonnamment haute : C° 34 degrés et de même dans ma chambre d'hôtel !

Moscou : capitale de 9 millions d'habitants, c'est la plus grande ville du pays ainsi que la plus développée. Les touristes se regroupent principalement sur la Place Rouge où se trouve à son extrémité la somptueuse cathédrale Saint Basile embellie par ses fameuses bulbes joliment travaillées aux couleurs vives. Dans sa longueur, le célèbre magasin " Le Goum ", avec ses 2 kilomètres de galeries de luxe. Juste en face se situe l'enceinte crénelée du Kremlin qui abrite de magnifiques bâtiments colorés, églises et le musée du Palais des Armures. C'est autour du Kremlin que la ville s'est développée.

Je n'ai surtout pas oublié de visiter les somptueux couloirs de métros. Les stations sont décorées de sculptures, de peintures, de mosaïques, de vitraux et de lustres étincelants. C'est un must ! Et pourquoi autant de beauté dans un tel lieu ? Ce fut pour que tout le monde, riche ou pauvre, puisse profiter de ce lieu public. C'est aussi le métro le plus rapide au monde et j'en sais quelque chose puisque je suis tombée à la renverse.

Le centre ville est très bien entretenu avec ses bâtiments colorés, rénovés avec une belle architecture. Beaucoup de trafic et bien des routes à 8 voies. Par contre, les taxis se font vraiment rares.

Saint-Pertersbourg : après un court vol Moscou/St-Petersbourg avec la compagnie aérienne Aéroflote me voila arrivée en ce lieu. Ville qui se déploie en travers du Delta de la Néva, sillonnée par les canaux, elle est formée d’un ensemble d’îles reliées entre elles par des ponts, d’où le surnom de « Venise du nord ». J’ai fait une excursion en bateau-mouche sur les petits canaux de centre ville car cela reste un des meilleurs moyens de visite. J’ai ainsi pu admirer la grandiose architecture des façades rénovées par de couleurs vivantes.

Le palais de l’Ermitage est un des plus beaux musées au monde avec ses magnifiques salles et sa superbe cage d’escalier. Dans le centre ville, l’église du Saint-Sauveur ressemble à un beau biscuit au pain d’épices, vraiment très beau à contempler. Il y a encore bien d’autres merveilles à visiter telles que la résidence d’été de Petrodvorets avec ses parcs et fontaines.

Dans cette ville, le soleil se couche très tard en juillet : à 23 heures ! Il fait donc jour pratiquement toute la nuit.
Le niveau de vie est très bas. J’ai payé environs 0.15 centimes le billet de métro. A part cela, c’est vraiment une superbe ville.

 Irlande

Circuit organisé du 14 août au 21 août 1999 dans la verdoyante Irlande du Sud. J'ai traversé une série de fabuleux et paisibles paysages où des routes étroites les sillonnent. C'est aussi le pays des manoirs, des châteaux, des champs verts où paissent en liberté des troupeaux de vaches et de moutons dont les parcelles sont séparées par des bosquets ou par des murets en pierres, de splendeurs naturelles telles que les cliffs de Moher. Les artères principales commerçantes de chaque ville sont superbes car les maisons sont peintes de couleurs vives telles que rouge, jaune et bleu.

La harpe est incontestablement l'instrument qui représente le mieux l'Irlande. Emblème national, elle figure sur la monnaie. Le climat est également surprenant : le vent qui souffle de l'Atlantique apporte les nuages et la pluie mais les remporte aussitôt avec lui pour laisser place aux rayons de soleil qui baignent le paysage d'une naturelle lumière si particulière que les couleurs prennent des tons inoubliables. Mes notions d'anglais étaient les bienvenues car peu d'Irlandais parlent le français. Le gaélique n'est plus parlé que dans des campagnes reculées de l'ouest et du nord-ouest du pays.

J'ai traversé les régions de :

L'Anneau de Kerry : l'eau est en réalité l'un des éléments qui en font sa fascination. J'ai traversé de petites villes agricoles, ancestrales et assez traditionnelles comme celle de Killarney. J'ai visité le manoir de Muckross datant du 19e siècle. Les jardins du domaine sont superbes.

La péninsule de Dingle : un coin d'Irlande dont la beauté naturelle et les richesses culturelles sont encore restées intactes. La côte tout autour de Dingle est très escarpée. Visite de l'oratoire de Gallarus, construit au 8e siècle en pierres de taille et parfaitement conservé.

La région des Burren : une étendue semi-désertique constituée de roches calcaires célèbre pour la variété de sa flore que l'on trouve en plein épanouissement au début de l'été. J'ai découvert les extraordinaires Cliffs de Moher qui s'étendent sur 8 km et surplombent l'océan de près de 250 mètres. Ces falaises constituent un véritable barrage dans l'océan.

Le Connemara : une région sauvage et splendide, aux sommets hérissés de rochers, aux nombreuses rivières, aux lacs bleus étincelants, des tourbières et aux chaumières pittoresques peintes à la chaux. Une région peu touchée par le temps. Sur le chemin je me suis arrêtée à l'Abbaye de kylemore du 19e siècle. Elle est située au bord d'un lac dans un parc magnifiquement boisé. L'abbaye est aujourd'hui tenue par des sœurs bénédictines qui dirigent un internat pour jeunes filles.

Dublin : le circuit s'est terminé dans cette capitale qui contraste avec le reste de l'île car le bruit, le stress et la pollution sont omniprésents malheureusement. Le quartier géorgien est plein de charme avec ses maisons élégantes et ses portes multicolores. La cathédrale de Saint-Patrick et la rue piétonne valent aussi le détour. La vie nocturne se passe essentiellement dans les pubs, centre de la vie sociale, où la Guinness (bière brune et crémeuse) coule à flots. Dans ces établissements, l'ambiance y est très chaleureuse avec des musiciens jouant de leur instrument. Suivant les pubs, on y danse les quadrilles.

 Danemark

Pays scandinaves : Voyage effectué en juillet 2000 d’une durée de 2 semaines dans les pays scandinaves. Le circuit a débuté du Danemark puis en Norvège, Suède et Finlande. Air, terre et eau, ces 3 éléments façonnent le visage des pays nordiques. C’est en effet dans ces contrées que se répète un phénomène étrange et grandiose, celui du soleil de minuit qui, hésitant, se fixe sur l’horizon avant de reprendre sa trajectoire vers le ciel. C’est aussi une généreuse péninsule qui se partage la Norvège et la Suède. Il ne faut pas oublier le Danemark et la Finlande qui eux aussi, font partie de ce monde Nordique. Tous, à l’exception du Danemark, sont traversés par le cercle polaire arctique.

Le Danemark se compose de 483 îles dont 100 environ sont habitées. Aucun endroit au dans ce pays n'est éloigné de la mer de plus de 50 km. Le Danemark est un pays plat ; son point culminant a une hauteur de 173 m. Sa capitale est Copenhague,

Copenhague : capitale du Danemark, principal centre administratif et financier du pays, Copenhague concentre près d’un tiers des 5 millions d’habitants que compte le pays. Elle est aussi le siège de la plus ancienne dynastie d’Europe qui remonte au XVe siècle.

A l’écart des grandes artères qui irriguent la ville moderne subsistent de vieux quartiers bien préservés : rues pavées tortueuses, façades ornées de stuc et boutiques d’antiquaires. Une atmosphère de conte de fées baigne cet ensemble de toits et de dômes vert-de-gris, que le centre doit au plus grand bâtisseur que le pays ait connu : Christian IV, qui régna de 1588 à 1648. C’est une ville que je connais malheureusement mal car je suis restée seulement quelques heures. J’ai eu la chance de voir :

- La Petite Sirène : symbole de la ville qui doit probablement être aussi célèbre que son « père » H.C Andersen. Cette sirène, statufiée, est assise pour toujours sur un rocher, l’air songeur…

- Palais d’Amalienborg : résidence de la famille royale. Ce palais se situe sur une place pavée composée d’un octogone qu’encadrent quatre palais identiques.

- La bourse : édifice des plus ornementés datant du règne de Christian IV. Son toit en cuivre verdi porte une tour composée de quatre queues de dragons entrelacées.

- Le vieux quartier portuaire : endroit vraiment typique qui abrite de superbes façades restaurés multicolores. Le quartier est resté comme autrefois mais aujourd’hui il abrite des restaurants et des appartements de luxe.

 Norvège

 La terre et la mer ne font qu'un en Norvège. Un climat rude et un terrain difficile ont fait que les Norvégiens se sont tournés vers la mer pour vivre. La découverte de pétrole dans les eaux territoriales norvégiennes a contribué à l'augmentation des richesses de ce pays. La Norvège comprend de nombreux bras de mer qui s'enfoncent dans le territoire norvégien et qu'on appelle des fjords. Le littoral, sans compter les fjords et les îles, est long de 3’200 kilomètres.

La Norvège est principalement un pays de montagnes avec des petites zones de plaines. Environ 80 % du pays est situé à plus de 460 mètres d'altitude. Une grande partie des régions méridionales est constituée d'un haut plateau pénétré par des fjords et des vallées. Les fjords ont été créés par les glaciers et sont donc très profonds. Sur le plateau, on trouve des régions de haute montagne. L'on rencontre plus de 1500 glaciers en Norvège.

La Norvège est le pays le moins peuplé d'Europe. On dénombre 13 habitants au kilomètre carré. La majorité des norvégiens sont de descendance nordique et ont généralement les cheveux blonds et les yeux bleus. Le seul groupe minoritaire est celui des lapons qui vivent principalement dans le Nord. Ils élèvent des rennes. Bien que de petite taille et ayant des cheveux noirs, ils sont européens d'origine. On dénombre environ 30’000 lapons en Norvège et un plus petit nombre en Suède et en Finlande.

En car, j’ai parcouru le pays du Sud vers le Nord.

Oslo : capitale de la Norvège où je n’ai rien trop vu de spectaculaire étant donné que tout a été détruit durant la guerre. Son hôtel de ville laisse à désirer par son architecture lourde qui ressemble à un bloc de briques rouges. A quelques kilomètres de là, j’ai visité le parc de Vigeland orné de 150 sculptures qui représentent l’homme. Vraiment très intéressant et bien fait. J’ai vu aussi l’impressionnant tremplin olympique de Holmenkollen.

Trondheim : petite halte dans cette ville connue principalement pour sa grande cathédrale de Nidoros. Elle est considérée comme l’un des plus beaux édifices gothiques d’Europe du Nord. Il existe d’autres bâtiments tout aussi jolis comme des maisons sur pilotis à leurs façades colorée bordant la rivière.

Honningsvag : elle représente, avec ses 3'500 âmes, la principale agglomération de l’île Magerøy. Plutôt qu’une vraie ville, c’est un grand et charmant village qui vit de la pêche.

Cap Nord : me voilà à présent presque au sommet du globe puisque la route s’achève de manière saisissante, sur le rebord d’une falaise haute de 307m. Devant moi, plus rien avant le pôle Nord ! Ne suis-je pas une grande aventurière ? C’est à cette période (juillet) de l’année que j’ai pu admirer ce fameux soleil de minuit puisque l’astre ne se couche pas.

 Suède

Vaste, formé surtout de plateaux s’abaissant de la frontière Norvégienne vers le golfe de Botnie, le pays est peu peuplé. La population stagnante, se concentre dans le tiers méridional, région de plaines et des lacs fortement urbanisée et au climat plus clément. L’industrie bénéficie de l’extension de la forêt (industrie du bois), qui couvre environ la moitié du territoire, de la présence du fer et du potentiel hydraulique, l’agriculture satisfait la plupart des besoins nationaux.

Stockholm : si je devais décrire cette ville en quelques mots les voici : charmante capitale du Royaume de Suède qui s’étend sur 14 îles reliées par des ponts. Sur l’une d’elle se trouve la pittoresque et sympathique vieille ville et l’imposante résidence du Roi. En parcourant ses rues, il faut être attentif sur l’architecture et à la belle couleur des bâtisses. J’ai me suis rendue :

- L’hôtel de ville : sa sobre silhouette en brique rouge contraste avec l’indigo des eaux environnantes. A l’intérieur j’aivisité la salle dorée aux étonnantes mosaïques, la salle bleue (rouge en réalité) sous l’énorme coupole de laquelle on désigne en octobre le lauréat du prix Nobel de littérature; et la galerie du Prince ornée de fresques exécutées par le princes Eugène.

- Musée Wasa : il abrite un navire de guerre aux dimensions impressionnants qui sombra dans le port en 1828 lors de sa première sortie. Miraculeusement conservé dans les sédiments marins, le bateau fut rénové et depuis 1990 on peut venir l’admirer.

 Finlande

 Dans cette partie de la Scandinavie les paysages sont moins spectaculaire et moins diversifiés que ceux que j’ai rencontrés en Norvège. Elle occupe une superficie de 338'000 km2 dont près d’un tiers se déploie par-delà le cercle polaire arctique. Les forêts couvrent 65 % du territoire, les lacs 10 %, les terres cultivées 8 %. La Finlande compte 5 millions d’habitants. La densité moyenne de la population est faible, soit de l’ordre de 15 hab./km2. Il y a plus de saunas de que voitures en Finlande.

La législation sociale finnoise est particulièrement avant-gardiste. La Finlande a en effet été l'un des premiers pays à limiter le temps de travail à huit heures par jour et à mettre en place un système de retraite et de congés payés. Les lois régissant le travail des femmes et des enfants sont également très anciennes.

Les paroles de l'hymne national finlandais sont une glorification de la nature. Le symbole des couleurs de leur drapeau trouve sa clé dans les vers du poète Topelius : " Le bleu de nos lacs et la neige de nos hivers, voilà les couleurs de la Finlande ". En Laponie, entre les mois de mai et juillet, le soleil de minuit embrase le ciel. En revanche, entre novembre et janvier, il disparaît complètement : c'est la nuit polaire.

Rovaniemi : j’ai visité le village du Père Noël en Laponie. J’ai trouvé que c’était une loupée totale puisque rien ne représente le décor typique de Noël : il manquait la neige, les sapins, les rênes…. Je vais quand même vous donnez l’adresse électronique du Père Noël si vous souhaitez lui écrire un petit mot : santa.claus@santaclausoffice.fi . Comme ce lieu est situé sur la ligne du cercle polaire j’ai obtenu le certificat du passage du cercle polaire. J’ai participé également à un baptême lapon sous une sorte de tipis en bois.

Turku : à l’embouchure de l’Aura, c’est la 3ème ville de Finlande avec 165'000 habitants, elle possède aussi un port important. Malheureusement, la plupart des bâtiments de la plus ancienne cité de Finlande ne remontent guère plus loin qu’au grand incendie de 1827, date à laquelle la ville était pour l’essentiel construite en bois. C’est de cet endroit que j’ai embarqué du luxueux « M/S Silja Europe » pour Stockholm. L’immense navire possédait une grand magasin et de nombreuses boutiques, plusieurs restaurants, un cinéma, un théâtre, une discothèque etc.

 Malte

En ce 20 mai 2002 me voilà à Malte. Cet archipel est constitué de 3 îles habitées : Malte, Gozo et Comino. L’île la plus vaste est Malte avec une superficie de 27 km sur 14 km. Il n’existe à Malte ni cours d’eau ni montagne mais des chaînes de collines ondulées dans l’intérieur des terres et une côte rocheuse découpée en de multiples baies et criques. A cheval sur 2 continents, l’architecture maltaise s’inspire souvent de l’une ou l’autre : les sculptures à fort relief rappellent l’art baroque d’Europe du Sud mais les balcons ouverts annoncent l’Afrique du Nord.

J’ai mis à profit mon séjours en effectuant les excursions suivantes :

Valette : capitale de Malte qui se situe sur une presque île entourée de vieux remparts entre deux ports. Le charme indéniable se dégage des rues parfois très pentues, ses placettes et ses maisons avec leur balcon en bois typiques. Elle se caractérise par une topographie inhabituelle : toutes les rues se coupent à angle droit et leur orientation pentue les transforment souvent en escalier. La valette offre de jolis endroits de visites tels que :

- Cathédrale Saint-Jean : bien que sa façade soit très simple, l’intérieur est d’une beauté et d’une richesse à couper le
souffle. Cependant je trouve la décoration extrêmement chargée et pas vraiment à mon goût. Les murs intérieurs sont entièrement sculptés, peint des plus riches couleurs et en de nombreux endroits, rehaussés de dorures. Le sol est pavé de centaines de pierres tombales en mosaïque de marbre. Sa nef verticale de 58 mètres de long est entourée de 8 chapelles latérales. Cette église fut dédiée à Saint-Jean Batiste en 1573.

- Jardins Upper Barraca : de cet endroit, j’ai pu jouir d’une vue admirable sur le Grand Port et les Trois Cités. Sinon, les
jardins n’offrent rien à voir de spectaculaire puisqu’ils ne sont pas vraiment fleuris !

- Palais des Grands Maîtres : au rez de chaussez j’ai visité l’armurerie et à l’étage au-dessus se trouve entre autres la
superbe salle des Tapisseries de Gobelins.

Mosta : cette ville possède l’église la plus belle et la plus marquante de Malte. Son intérieur sort de l’ordinaire et il est décoré par la teinte bleu ciel, blanche et dorée. Visible de presque partout, le dôme de Mosta est l’un des plus grands dôme autoportant d’Europe construit en forme d’escalier. De surcroît, cette coupole fut montée sans échafaudage. Cette église fut construite en l’honneur de l’Assomption de Marie.

Rabat : petite ville, dont le nom signifie faubourg, ne possédant pas un grand attrait touristique si ce n’est l’église de Saint-Paul. Au sous-sol de celle-ci s’ouvre la grotte dans laquelle l’apôtre aurait vécu après son naufrage ainsi que des catacombes.

Mdina : s’élevant sur une petite colline au centre de l’île, Mdina est un des plus beaux exemples d’une citadelle médiévale toujours habitée, blottie à l’ombre de ses murailles. Elle est plus connue sous le nom de la « citée du silence ». Une voiture a du mal à circuler dans ses rues étroites et, avec ses demeures, ses églises, sa cathédrale, Mdina donne l’apparence d’un musée en plein air. Un des rares endroit sur l’île qui a su garder son charme d’autrefois en empêchant la construction d’hôtels.

Grotte Bleue : c’est avec une petite barque à moteur que j’ai visité cette grotte. Ses parois sont teintée de rose ou d’orange par les formations coralliennes qui prolifèrent. Les eaux sont si transparentes qu’elles s’illuminent d’un bleu magique lorsque les rayons du soleil y pénètre.

Saint Julian’s bay : villas, hôtels, restaurants et boîtes de nuit ont transformé cet ancien village de pêcheurs en une station animée à la mode. Heureusement que le quartier portuaire a sur garder son charme avec ses anciennes bâtisses et ses charmantes barques.

Marsaxlokk : construit au fond de la baie du même nom, ce joli port particulièrement photogénique est devenu un lieu incontournable de visite. J’ai pu admirer les typiques luzzu (barque aux couleurs chatoyantes, ornée à l’avant d’un oeil qui éloigne le mauvais sort) qui se balançaient sur la mer. Sur la terre ferme, les marins poursuivent le raccommodage de leurs filets et à repeindre leur barque.

Gozo : le bateau reste le seul moyen d’accéder à cette île. L’entrée dans le port de Mgarr offre un superbe panorama où l’on retrouve tout ce qui fait le caractère de l’île : une chapelle, la flèche d’une église, une forteresse, des maisons aux toits plats, des petits rivages et des bateaux de pêche. Voici les quelques endroits à ne pas manquer :

- Temples mégalithiques de Ggantija : on dit que c’est sans doute les mieux préservés de l’archipel maltais mais je trouve que les restaurations effectuées manquent de réalisme. Les gros blocs de pierre âgés de plus de 4'000 ans donnent une idée de ce qu’étaient les lieux de culte en ces temps reculés.

- Dwejra Bay : véritable concentration naturelle de sites. Ici, la mer intérieure communique avec la mer par un tunnel. Je suis allée sur une barque à moteur pour atteindre la fascinante Fenêtre de l’Azur que les vagues ont percée au cours des centaines d’années en se heurtant à la falaise donnant ainsi l’illusion d’une fenêtre ouverte.

- Victoria : ville principale de Gozo. Située sur une petite colline, j’ai visité la citadelle. De ses murailles j’ai pu avoi une jolie vue sur le paysage

 Estonie

 Pays baltes : découverte des ces trois pays : Estonie, Lettonie et la Lituanie du 24 juin au 1er juillet 2002. Il y a plus de 10 ans, les pays baltes se libéraient du joug russe et parvenaient à leur indépendance politique. Cette ouverture, à l’origine d’un essor économique important, m’a permis la découverte de leur capitale entre autres. Les paysages dans ces pays sont très plats, les prairies se succèdent aux forêts et le soleil joue à cache-cache avec la pluie.

Le fait que les Estoniens parlent une langue finno-ougrienne est à l’origine d’un lien plus étroit avec la Finlande, située à 80 km, qu’avec la Lettonie limitrophe, avec laquelle ils ont pourtant partagé une grande partie de leur histoire. On retrouve même quelques maisons en bois d’architecture finlandaise.

Tallin : capitale de l’Estonie et ancienne ville hanséatique. Comptant presque 500'000 habitants, Tallin est aujourd’hui le centre culturel et économique de l’Estonie qui ne comprend que 1,5 million d’habitants au total. Maintenant vous comprenez peut-être mieux pourquoi il y a tant de verdure dans ce pays ! Cette ville est aussi le principal pôle d’attraction pour les touristes. Elle fait partie des sites de la liste du « Patrimoine mondial » nommés par l’Unesco du fait de son passé hanséatique dont le symbole le plus marquant est le centre historique très bien conservé mais aussi grâce à une rénovation faite avec goût et la plupart des bâtiments ont été repeints avec des couleurs éclatantes. Cette capitale est, en Europe septentrionale, l’une des plus belles villes médiévales.

La vieille ville est à l’écart du reste de la cité dont les vieilles fortifications la séparent. C’est dans la ville haute,
Toompea, que vivaient les puissances ecclésiastiques et féodales alors que dans la ville basse on trouvait les commerçants et les membres des guildes. La meilleure manière de la visiter est à pied (les voitures y sont interdites) sur les pavés arrondis mais attention à ne pas se tordre une cheville !

Chaque recoin de la vieille ville dissimule une merveille. J’ai pu admirer entre autres le château de Toompea, la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski dont la décoration intérieure et un enchevêtrement de carreaux de couleur rouge, olive et blanc ; un magnifique panorama depuis la colline, l’église luthérienne du Dôme, la porte de la Longue Jambe, la place de l’hôtel de ville qui vit au rythme de ses restaurants et des ses boutiques, la superbe façade de l’ambassade de Russie, les maisons commerçantes du 15e siècle des 3 S½urs, la tour de la Grosse Marguerite, etc. Certaines rues comptent de nombreuses maisons médiévales et commerçantes très typiques pour la plupart dans leur état d’origine.

Juste à la sortie de la vieille ville, je me suis rendue sur la colline de Linda pour admirer la statue qui porte son nom. Ce monument plein de tristesse fut érigé en l’honneur de la veuve du héros légendaire estonien, Kalev.

Dans la banlieue ouest de Tallin, j’ai visité le musée ethnographique de plein air « Roc al Mara. Sur une surface de 71ha
sont réunis 60 fermes aux toits de chaume, moulins à vent et granges représentatifs de l’architecture rurale de chaque région.

En Estonie on a coutume d’accueillir la famille ou les amis qu’on vient chercher à l’aéroport avec un joli bouquet de fleurs. Etant donné que personne ne m’attendait, à l’acception de ma guide, je n’ai pas pu recevoir de fleurs !

 Lettonie

 Après plus d’1h30 d’attente à la frontière de L’Estonie me voilà enfin en Lettonie. Ce pays occupe une position médiane à maints égards. Enclavé entre l’Estonie et la Lituanie, il et le deuxième pays balte part sa superficie (64’600km2) et sa population (2,6 millions d’habitants). Il se divise entre quatre provinces. La Lettonie est coupée en deux par son plus grand fleuve, la Daugava, long de 1'030 km, qui a toujours servi de voie de communication et suscita très tôt la convoitise.

Riga : capitale de la Lettonie, elle est aussi la ville la plus grande des trois pays baltes. Avec 1 million d’habitants,
elle paraît presque trop grande pour le pays puisqu’elle englobe près du tiers de la population. La ville s’étend également sur 300 m2 et aux heures de pointes la circulation est extrêmement difficile.
On considère aussi Riga comme la capitale de l’Art nouveau. J’ai surtout eu le plaisir de découvrir de belles bâtisses d’Art nouveau aux détails soignés construites par l'architecte russe Eisenstein dans les rues St. Elisabeth et Alberta entre autres. L’Art nouveau chercha à associer la fonction et l’ornement (têtes, animaux, bordures), à concilier le beau et l’utile. Dans la vieille ville l’importance architecturale, artistique et traditionnelle et tellement grande que je ne peux vous citer que les principaux centres d’intérêts tels que :
- Le monument de la Liberté : les locaux le surnomment Milda par affection, il date de 1935. Pour les Lettons c’est un lieu de pèlerinage en mémoire aux populations qui furent déportées en Sibérie à l’époque soviétique. Milda symbolise la liberté des Lettons et les trois étoiles d’or dans les mains de la jeune fille correspondent aux trois régions historiques de la Lettonie.

- La Grande et la Petite Guilde : les deux édifices gris assez originales ressemblent à une sorte de château avec leurs bordures crénelées, ils datent du XIVe siècle. La Grande Guilde était la résidence des marchands alors que la Petite Guilde abritait les artisans de la ville. Aujourd’hui la Grande Guilde abrite l’orchestre philharmonique (la Petite Guilde a été quant à elle transformée en discothèque).

- La Maison des Chats : peinte en jaune et de style Art nouveau, elle est ornée de splendides chats noirs qui font face à
la Grande Guilde. La petite histoire raconte qu’il y a 100 ans, le propriétaire de l’édifice fut exclu de la très puissante
Guilde située juste en face. Celui-ci ordonna que les chats (se trouvant sur le toit) soient déplacés de manière à ce que
leurs queues soient tournées vers la maison de la Guilde, tel un affront. Les chats furent retournés après une courte querelle et le propriétaire fut finalement réintégré à la Grande Guilde.

- La maison des Têtes Noires : se fut et l’est toujours l’un des plus beaux bâtiments à pignons de la ville avec son architecture originale. Elle est située en face de l’hôtel de ville et date de 1344. Elle constituait la résidence provisoire des célibataires de la Grande Guilde de passage à Riga. Elle devait son nom au fait que le saint Maurice, l’un de ses trois saints patrons, était noir. Détruite par les Soviétiques lors de la Seconde Guerre mondiale, la maison a été rénovée en 1999.

- Les remparts de la vielle ville et la porte suédoise : ce sont les deux plus vieux ensemble qui rappellent que la ville
fut un jour fortifiée. La porte suédoise fut construite en 1698 pour honorer l’occupation suédoise tandis que les remparts de brique rouge furent édifiés entre le XVIIIe et le XVIe siècle. Juste à côté la tour de la Poudrière est également une curiosité.

- Trois Frères : maisons les plus anciennes de Riga ( XVe siècle), restaurées et repeintes. Elles ressemblent à des maisons collées de poupées. Les familles habitaient les étages inférieurs et les étages supérieurs servaient d’entrepôts. L’une d’entre elle abrite le petit musée municipal de l’architecture.

- L’église St-Pierre : datant du XIIIe siècle, elle est réputée pour sa tour de bois ( qui fut malheureusement remplacée par du métal lors de récentes restaurations), la plus haute d’Europe à ce jour (122 m). Son clocher reste original. Du haut de la tour, l’église offre aux touristes une vue panoramique sur la ville.

- Marché : c’est dans 5 grands hangars qui ont chacun leurs spécialités (viande, produits laitiers, légumes…) qu’est abrité le marché. A l’extérieur, des kiosques en bois et des étals entourent ces lieux.

Palais de Rundale : à environ 100 km de la capitale j’ai visité ce palais de 138 pièces, édifié par l’architecte (Rastrelli) du Palais d’Hiver de St. Petersbourg. Escaliers, galeries, paliers, chambres et salons sont raffinés et richement décorés. Les tableaux sont des Italiens Francesco Martini et Carlo Zucchi. Les Superbes moulures sont du Berlinois H. Graff.

Klaipeda : la ville est le port d’attache d’une flottille de pêche et de ferries qui desservent les ports allemands et baltes. De la vieille ville, il ne subsiste quelques rues pavées parallèles à la rive gauche de la Dane, où l’on trouve des bars ainsi que des constructions en bois.

 Lituanie

 Avec 65'000 km2, la Lituanie est la plus grande des républiques baltes. Elle a des frontières communes avec la Lettonie au nord, la Biélorussie à l’est et au sud, la Pologne et la Russie au sud-ouest. Elle se distingue également des deux autres nations voisines par la religion car elle est catholique. La Lituanie présente un paysage légèrement plus vallonné que l’Estonie et la Lettonie, et de nombreux cours d’eau et lacs la parcourent. Les Lituaniens de souche composent la plus grande partie de la population : 81 %. Les minorités ethniques les plus importantes sont constituées par les Russes, 8 % et les Polonais 7 %, qui vivent pour la plupart dans la partie sud-est du pays.

Siauliai : quatrième ville du pays, elle est célèbre avant tout pour la Colline des Croix. Les pèlerins viennent des quatre coins du monde pour y ajouter des croix aux milliers qui sont déjà en place, et le pape Jean-Paul II lui a rendu visite.

Presqu’île de Neringa : parc national à la nature inviolée et protégée sis entre la lagune de Courlande et la mer Baltique.Formé il y a cinq mille ans il n’y a que des lagunes, un chapelet de plages et des dunes aménagées par l’homme. Le cordon littoral de Courlande est un lieu particulier. Il est étroit de 1,5 km à peine et haut de 60 m, et ce sont les vents qui l’ont modelé. Il s’étire sur 98 km (dont 51 km se trouvent en Lituanie). Le sable est une réelle menace pour les villages car il peut les engloutir. Les dunes de sable blanc s’étirent à perte de vue. C’est sur cette presqu’île que vécu le romancier allemand Thomas Mann.

Kaunas : relativement épargnée par la Seconde Guerre mondiale, elle a conservé une partie importante de sa charmante vieille ville dont le tiers des 545 maisons a été rénové.

- Château : premier château en pierre de Lituanie, qui se dresse au bord de la Neris, date au moins du XIIIe siècle.

- Place de l’hôtel de ville : elle est entourée de nombreuses maisons de négociants allemands du XVIe siècle et c’est le centre historique de cette ville.

- Hôtel de ville : surnommé le « Cygne blanc » en raison de la tour de 53 m qui le surmonte mais aussi par sa couleur blanche. Il ressemble étrangement à une église.

Trakai : village touristique situé à 27 km de Vilnius. Le château fort gothique de Trakai construit de brique rouge est le
plus célèbre des châteaux de Lituanie. Il se dresse sur une péninsule, au milieu du lac de Galve que j’ai atteint par deux
ponts en bois. C’est également l’un des premiers châteaux où l’on a installé l’électricité.

Vilnius : c’est la capitale de la Litanie. Elle est située dans le sud-ouest du pays, à quelques dizaines de kilomètres de la Biélorussie. La moitié de cette population est lituanienne, 20 % de russe et 19 % polonaise. Malgré plusieurs décennies de négligence, Vilnius reste une des villes intéressantes à visiter d’Europe orientale. Elle possède peu de musées mais elle présente une grande richesse architecturale que j’ai pu découvrir d’église en église, au hasard des rues pavées qu’agrémentent devantures fleuries, commerces et cafés. Dans cette capitale il est dur de localiser la vieille ville car tout vient d’être superbement rénové !

Les quelques endroits à ne pas manquer :

- La cathédrale : bâtiment néoclassique avec un portique de six colonnes coiffées de statues. L’intérieur compte trois nefs. Les Soviétiques transformèrent la cathédrale en galerie de peinture et en 1989 elle fut la 1er église à être rendue au culte et les expositions de tableaux ont toujours lieu.

- Portes de l’Aurore : uniques portes encore debout et il ne reste que des fragments du mur d’enceinte de la ville. Cette porte permet de rejoindre la rue piétonne où se concentre un grand nombre de bâtiments historiques.

- Eglise du Saint-Esprit : construite par la communauté russe, elle s’apparente par l’architecture à une église catholique.
Sa façade a été peinte de la couleur saumon.

- Eglise Sainte-Anne : l’un des chefs-d’oeuvre gothiques de Lituanie. La façade ouest, émaillée de 33 variétés de briques, est une empreinte d’harmonie. Dans cette église j’ai pu admirer au plafond des voûtes cristallines.

- L’université : construction jaune à quatre étages aux fenêtres rococo que surmonte la tour de l’Observatoire, date de 1569.

- Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul : malgré sa façade décevante, l’intérieur baroque, d’un blanc immaculé, est surprenant : 2'000 personnages en stuc envahissent les voûtes, reconstituant des scènes mythologiques et bibliques ou des batailles.

La cuisine balte : les deux principaux plats typiques sont entre autres la soupe servie froide à base de betteraves crues râpées et de kéfir. Cela ressemble beaucoup au borsh russe. La 2ème spécialité s’appelle le « cepelinai ». C’est une sorte de grosse boulette faite à base de pâte de pomme de terre fourrée avec de la viande hachée.

 Islande

 Glace et neige, gel mordant, maisons isolées perdues dans le paysage hivernal : est-ce cela l’Islande authentique ? L’Islande signifie « pays des glaces » mais ce nom et trompeur. Bien que un dixième de sa superficie soit effectivement recouvert de glaces éternelles, le pays n’est de loin pas aussi glacial que son nom le laisse supposer. En janvier, grâce au courant chaud du Gulf Stream, il fait à peine plus froid à Reykjavik qu’à Genève.

L’Islande, grande île des mers du Nord et trait d’union entre l’Amérique et l’Europe, est riche de sagas et de traditions plus que millénaires. Ses habitants ont su s’allier pour faire face aux conditions naturelles difficiles. L’Islande, deux fois et demie plus grande que la Suisse ne compte que 288'000 habitants 2,5 hab/km2). Elle est le paradis terrestre des amoureux de la nature qui pourront y découvrir à loisir les rivières glaciaires, glaciers, fjords pittoresques, sources d’eau chaude, solfatares, geysers et volcans. Ils pourront également observer des myriades d’oiseaux d’espèces variées et avec un peu de chance suivre le ballet naturel des dauphins et des baleines, spectacle grandiose et inoubliable.

L’Islande ne s’explique pas elle se vit. Alors n’hésitez plus et faite comme moi : venez découvrir ce pays hors du commun ! Il faisait encore jour et pourtant il était déjà 00h30 lorsque je suis arrivée en Islande. Mon séjour au pays des contrastes va durer 7 jours durant lesquelles je vais découvrir les régions du Sud dont le paysage est constitué de couches de lave qui se sont plissées et fissurées sur lesquelles s’est tapissé un épais tapis de mousse. Il y a aussi de longues plages de sable noir. La côte méridionale doit aussi sa célébrité au plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull. A l’Est, la côte est caractérisée par ses nombreux fjords et ses falaises abruptes. Le Nord est surtout connu par le lac Mývatn qui offre une nature attachante. Il compte également des magnifiques formations rocheuses, des crevasses sulfureuses bouillonnantes. Le centre est surtout composés de déserts.

Reykjavik : cela signifie « la baie des fumées », ainsi fut-elle baptisée par le 1er colon islandais en 874 à la vue des vapeurs provenant des sources chaudes. Cette capitale compte environ 100'000 habitants et même 154'000 habitants avec ses localités environnantes (soit 55 % de la population islandaise). Peintes aux couleurs vives, les maisons en bois ou en tôle ajoutent un charme à cette ville. Les petites rues paisibles et les 2 lacs invitent à la promenade. C’est du haut de la tour de l’église Halligrimskirkja que j’ai pu avoir un beau panorama sur Reykjavik. Cette capitale peut se vanter auprès de toutes ses semblables dans le monde d’offrir à respirer l’air le plus propre. Seules les émissions de gaz dues au trafic routier empêchent la pureté de l’air d’atteindre une qualité paradisiaque.

Thingvellir : parc national bordé par le lac Thingvallavatn et la rivière Oxarà, lieu de beauté sauvage verdoyant et de sérénité. J’ai pu voir les multiples failles crées par les mouvements sismiques. En plus, de son intérêt géologique, c’est l’ endroit où se trouve le plus ancien parlement d’Europe et une pittoresque chapelle de bois ainsi que cinq maisonnettes à pignon pointu.

Skogar : visite du musée en plein air de fermes reconstituées. Cela m’a permis de me faire une idée assez précise comment on vivait à la fin du 18e siècle. A défaut de bois, on utilisait la tourbe (brique) et l’herbe pour recouvrir le toit. Skogar abrite surtout la Skogafoss, une magnifique chute d’eau d’une hauteur de 70m intégrée dans un décor de roches recouvertes de végétations.

Skaftafell : arrêt dans ce parc national, véritable oasis de verdure, composée de petits buissons. Sur les hauteurs une chute d’eau m’attendait dans un décor grandiose. Une exposition de colonnes basaltiques impressionnantes, d’une régularité presque parfaite embellissaient la cascade.

Jökulsarlon : ce lac glaciaire constitue un site vraiment fascinant. C’est en bateau que j’ai contemplé les nombreux icebergs blancs et d’un bleu lumineux se détacher du glacier pour venir flotter sur cette lagune d’env. 150 m de profondeur. Cet endroit a exercé sur moi un charme particulier même si durant la visite la grisaille, le vent et la pluie étaient au rendez-vous. Tels des fantômes, les icebergs semblaient errer dans les eaux. Occasionnellement, j’attendais le bruit d’un fragment de glace tomber dans l’eau.

Egilsstadir : petite ville au bord d’un lac. Comme j’avais du temps libre j’en ai profité pour me baigner dans une piscine à l’eau géothermal à la température de 28°C. Lorsqu’on se rend à la piscine en Islande on doit se laver tout nu aux douches collectives avec son shampoing et son savon. Un dessin explique qu’il faut se laver entre les orteils, sous les bras, entre les fesses et se laver les cheveux avant d’entrer dans le bassin.

Námaskardh - Mývatn : une balade à travers le site géothermique très actif m’a enchantée. Il ne fallait pas quitter les chemins balisés car sinon je risquais de m’enfoncer dans des cavités dissimulées par de fines croûtes de lave et de subir des brûlures. J’ai vu d’imposantes marmites de boues, des solfatares et des fumerolles au pied d’une montagne colorée par les minéraux de soufre. Dans toute la région, des colonnes de vapeur blanche surgissaient et donnaient un effet spécial. Une puanteur sulfureuse empoisonne l’atmosphère. Cela donne à penser que madame Nature mitonne une petite soupe aux ½ufs très spéciale ! Dans certaines marmites de boue il y a une masse grise qui laisse éclater des bulles dans un bruit de déglutition et de rot !

Skutustadir - Mývatn : zone occupée par une multitude de petites formations d’aspects volcaniques mais qui ne sont pas des volcans. Il s’agit de « pseudo cratères » résultant d’une coulée de lave. La masse en fusion ayant traversée le sous-sol gorgé d’eau, des bulles se sont formées et explosèrent sous l’effet de la pression. Le lac de Mývatn accueille une grande variété d’oiseaux aquatique et de canards.

Dimmuborgir - Mývatn : promenade dans les « châteaux noirs », d’étranges formations de lave aux formes intrigantes et dont l’origine reste un mystère.

Godafoss : littéralement « chutes des dieux ». Avec une hauteur d’environ 10 m, ces chutes ne sont pas les plus grandes du pays mais leur forme en fer en cheval fait penser à celles du Niagara.

Akureyri : appelée capitale du Nord. Cette ville avec ses jolies petites maisons se situe au bord du fjord le plus long du pays. Ce lieu compte 15'000 âmes et elle est surnommée la ville verte à cause de ses nombreux jardins et de ses arbres.

Hveravellir : site comprenant des sources d’eau chaude. Il constitue l’un des spectacles les plus fascinants. Des sentiers sillonnent le fabuleux labyrinthe de solfatares, de marmites bouillonnantes et de fumerolles. A cet endroit, au milieu du pays, la température était de 2°C.

Gulfoss : “chute d’or”, c’est un nuage de brume blanche qui signale la cascade et sitôt après se présente le spectacle grandiose : gigantesque cascade à 2 niveaux, Gulfoss s’élance d’une hauteur de 32 m avant de se précipiter dans un étroit canyon.

Geysir :”celui qui jaillit”, site géothermique dont les phénomènes résultent du réchauffement des eaux infiltrées dans le sous-sol par les magmas qui remontent tout près de la surface. Au contact de cette chaleur, l’eau se transforme en une vapeur lorsque la pression devient trop forte. Une colonne d’eau bouillonnante et de vapeur est propulsée en un formidable jaillissement. Le Strokkur propulse sa vapeur env. toutes les 10 minutes à 20 m de hauteur.

Le coût de la vie en Islande est assez onéreux, même pour des porte-monnaie suisses. Dans un restaurant une pizza marguerite coûte env. Fr. 28.- , une viande avec légumes et frites coûte entre Fr. 40-80.-, une tranche de tarte Fr. 9.- et un verre de vin Fr. 11.-

La base de la cuisine traditionnelle islandaise se compose de poissons, d’agneau et de mouton Le goût exceptionnel de l’agneau provient de la qualité des pâturages. Le skyr est une spécialité laitière faite par du lait caillé écrémé, battu avec du lait ressemblant à du serré.

La langue islandaise est relativement complexe. Tous les noms communs et les noms propres (il existe 3 genres) se déclinent selon les quatre cas : nominatif, accusatif, datif et génitif. Les chiffres de un à quatre se déclinent également. Il existe d’étranges lettres qui n’existent pas dans notre alphabet.

Les Islandais, contrairement aux touristes, ont coutume de prendre le temps comme il vient et de ne pas en faire un sujet de conversation particulier. « Il n’y a pas de mauvais temps, mais que de mauvais habits » aiment dire les Islandais.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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